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Les petits anges de la danse du Centre Ming Tek
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Les petits anges de la danse du Centre Ming Tek
De petits pas, des silhouettes qui piétinent d?impatience. Sophie rigole, Virginie sautille et Candice s?impatiente. Des rires espiègles qui envahissent la petite scène du Centre Ming Tek. Annie Wong, chorégraphe du centre, et ses petites danseuses, âgées de 6 à 14 ans, se préparent pour leur répétition en vue des trois spectacles qui se tiendront les 31 janvier à 19h30 à la municipalité de Quatre-Bornes, 7 février à 20h00 et le 8 février à 14h00 au Indira Gandhi Centre à Phoenix.
Les danseuses ont le souffle court, la répétition commence. Annie Wong veille au grain.
Elle les observe. « Pli souple, pli souple. ». C?est un ordre sévère de l?enseignante qui ne perd pas de vue une seule de ses danseuses.
Oups ! le grand écart. Parfait. Les filles sont moins crispées, Annie semble satisfaite. Chaque samedi et dimanche, Sophie Teckham et ses copines se rencontrent pour danser sur des musiques chinoises. «J?ai commencé à l?âge de six ans. Et ma maman m?a forcée à prendre ces cours de danse. Mais maintenant, la danse est plus qu?un passe-temps, c?est une passion ! ». Cette entrée forcée dans l?univers de la danse lui a donné l?occasion de faire des rencontres et d?approfondir sa connaissance de la culture chinoise. Sophie Teckham n?a que 14 ans mais elle sent bien que, dorénavant, son c?ur vacille pour cette nouvelle culture qu?elle a appris à découvrir à travers le regard créatif de son professeur de danse. «Annie Wong est très exigeante, mais c?est un modèle de courage. Elle a beaucoup d?imagination quand elle dessine nos costumes», confie-t-elle. «C?était très difficile au début, parce que la souplesse demande beaucoup d?exercice physique, mais au fur et à mesure que les années passent, cela devient plus simple. »
Les répétitions ne la gênent pas dans ses études. «C?est un bon moment de détente et un moyen de rencontrer les copines pour bavarder un peu ! ».
Traditions fondamentales
Aussi étonnant que cela puisse être, ces petites danseuses aident aussi à confectionner leurs costumes pour les différents spectacles. Pour Sophie, porter des costumes aux couleurs éclatantes, c?est bien une façon de pénétrer dans un monde toujours très gai. « Parfois c?est très compliqué de les enfiler mais ils ne sont pas ridicules, c?est une des traditions fondamentales de notre culture», soutient Candice Lee, une des danseuses.
Etincellantes et légères, les amies de Sophie confient aussi qu?elles sont très flattées et émues quand elles se retrouvent devant leur public. « C?est comme une pluie de sentiments qui anime les esprits ». Sur scène, les petites danseuses du Centre Ming Tek oublient l?espace d?un instant, tout ce qui les entoure.
La réalité s?éloigne et cède la place à ce besoin d?épouser chaque rythme de la musique folklorique chinoise. Pour Candice, Arline Lee et Virginie Ng, elles se disent conscientes du fait que la danse chinoise soit peu pratiquée à Maurice, mais elles n?ont qu?un message pour les Mauriciens : «Il faut encourager les Mauriciens, surtout les garçons. La danse chinoise est aussi déstressante et c?est une façon de promouvoir l?image multi-raciale de notre pays ».
Le Centre Ming Tek, c?est une grande famille de talents qui est ouverte à tout un chacun. Tout comme Sophie et les autres, les élèves développent non seulement un talent d?artiste mais aussi une autre perception de leur héritage culturel.
Les cours coûtent Rs 1000 pour six mois avec Annie Wong aux commandes. Mais le rendez-vous à ne pas manquer, leur spectacle haut en couleurs de chant et de danse folklorique les 31 janvier, le 7 février et le 8 février. En attendant les répétitions reprennent: ?1, 2 et 3, les pieds plus haut, plus haut que ça ? »
Tania Huet
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