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Les parapentes mauriciens prennent le large
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Les parapentes mauriciens prennent le large
Voler plus loin? C?est l?objectif d?Aerodyne Manufacturing Ltd (AML), sise à Montagne-Longue. La vente des parapentes d?AML, exportés sur l?Europe, est assurée par Aerodyne Gliders, la filiale française sise à Talloires, Ancy, haut lieu de ce sport au niveau international. Mais la maison mère mauricienne souhaite maintenant toucher d?autres clientèles. Avis aux amateurs de sensations fortes car ces parachutes seront bientôt disponibles sur le marché local.
En attendant c?est parti dans quelques jours pour l?exportation vers l?Afrique du Sud, le Brésil, l?Equateur, le Venezuela, l?Australie, la Nouvelle-Zélande et la Tasmanie. Pour un service direct et individuel.
?AML est la seule entreprise qui produit des parapentes dans l?océan Indien, en Afrique et dans tout l?hémisphère Sud. Le parapente, qui se pratique depuis une vingtaine d?années, est actuellement en pleine expansion. En Europe aujourd?hui, il y a même des écoles de parapentes?, explique Raja Bhadain, le directeur d?AML. L?entreprise projette de fabriquer quelque 2 500 parapentes dans trois ans, soit un dixième de la production mondiale. Un objectif qu?elle estime être à sa portée en raison de la qualité offerte.
Joint venture entre Mauriciens et Français, AML peut aujourd?hui s?enorgueillir de pouvoir rivaliser avec les grands pays producteurs de parapentes que sont la Chine, la Corée du Sud et le Portugal. Pour cela, elle compte sur l?expérience de dix à 15 ans de ses employés. De plus, la qualité de ses produits n?a rien à envier à celle des gros pays producteurs, selon la direction de l?usine.
?Pas droit à l?erreur?
Seulement accessibles à travers l?importation jusqu?ici, les parapentes descendent sur le marché local. En effet, AML mettra aussi une partie de ses produits en vente aux Mauriciens, de même que les kite surf, de moindre dimension, confectionnés dans le cadre de la diversification de ses activités.
C?est avec admiration et fierté que les responsables des différentes étapes de production de l?usine contemplaient, vendredi, le parapente presque terminé qui s?envole bientôt pour l?Amérique du Sud. ?C?est vrai que nous sommes fiers de notre fabrication?, confie Francesca Sylvie, chargée de supervision de la production, mais nous n?avons pas droit à l?erreur car la moindre faille peut être fatale à l?utilisateur?.
Opinion unanimement partagée par Laura Bismard, responsable du contrôle de qualité, Tristan Parmanand, le Quality and technical manager sud-africain et 12 ans d?expérience dans une usine de parachutes à Durban, et Reza Coowar, responsable de la finition du produit.
C?est d?ailleurs dans la précision, la légèreté des commandes, la relance et la maniabilité que réside le vrai plaisir du pilotage. Sans compter le plaisir des performances de gonflage avec et sans vent, le parfait atterrissage à vitesse maximale, les hautes voltiges et les vols planés. La confection nécessite parfois plus de 300 petites pièces de toiles en nylon.
Avec une équipe de 50 employés, AML en fabrique annuellement un millier de la gamme Dune, Yogi, Blaster, Jumbe, Shaman et Totem, modèle pour le vol en tandem. Autre objectif visé : une production annuelle de 1500 l?année prochaine. La production mondiale est de 20 000 annuellement.
Le Dune, lancé en France début janvier, peut atteindre une vitesse maxi mains hautes de 37km/h et une vitesse maxi accélérée de 51 km/h, comme l?indique le magazine spécialisé Parapente Mag de septembre 2004, après les essais réalisés sur le prototype à Talloires.
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