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Les options financières de la SADC
Le problème de disponibilité et d?accessibilité aux finances constitue le principal défi, au niveau régional, que doivent relever les pays de la Southern African Development Community (SADC). C?est du moins, le point de vue du ministre des Finances. Lors de l?ouverture de la réunion bisannuelle de la SADC, Development Finance Institutions (DFI) sub-committee, Rama Sithanen s?est exprimé en ce sens : «Il y a certainement des défis concernant la disponibilité et l?accessibilité aux finances que la SADC sera obligée de relever? Dans la plupart de nos pays, malheureusement, la disponibilité et l?accessibilité constituent un problème.» C?était hier à l?hotel Le Labourdonnais à Port-Louis.
Les projets de la SADC en vue d?atteindre les objectifs de développement du millénaire nécessitent de gros investissements. A entendre Rama Sithanen, les infrastructures requises pour atteindre ces objectifs s?élèvent à quelque huit milliards d?euros l?an, et cela devra s?étendre sur les sept prochaines années. A cela le ministre des Finances ajoute que «les ressources financières qui sont nécessaires pour libéraliser et augmenter les activités commerciales, remettre l?économie sur la voie d?une croissance forte et durable, venir à bout des maladies et des désastres naturels récurrents, et soulager la pauvreté».
Bien que la SADC ait besoin de ressources financières pour atteindre les objectifs qu?elle s?est définie, elle ne peut pas compter uniquement sur le montant des aides et prêts accordés par les partenaires extérieurs. De la même manière, les Development finance institutions (DFI) ne sont pas en mesure de subvenir à tous les besoins en capitaux de l?institution régionale. D?où la nécessité, selon le ministre des Finances de rechercher des sources de financements au-delà de ceux qui sont déjà disponibles. Pour cette raison, selon le ministre, «nous devons tous ensemble nous atteler à ces problèmes si nous voulons éviter à nos pays une autre période de pertes d?opportunités. Cela nécessiterait une solution tant nationale que régionale».
Au niveau régional, le manque d?infrastructures tels les routes, les ports, les aéroports, les réseaux de télécommunication entravent l?épanouissement du secteur de l?agriculture sans lequel les pays de la SADC ne peuvent atteindre les objectifs sociaux du millénaire et réduire le spectre de la pauvreté. Le partenariat public-privé et les efforts pour aider les Petites et moyennes entreprises (PME) à accéder au financement sont également préconisés afin d?assurer le développement au niveau régional.
Le partenariat public privé a un rôle crucial à jouer dans le financement des projets d?infrastructures. Selon Rama Sithanen, les institutions financières devraient donner à ce partenariat, une dimension régionale en créant des instruments de financement nouveaux et innovants. Ces derniers serviraient au financement des projets d?infrastructures impliquant deux ou plusieurs pays. Concernant les PME, le ministre des Finances les encourage à se focaliser sur les marchés de la SADC et du Common Market for Eastern and Southern Africa, qui ensemble, regroupent 500 millions d?individus.
Rama Sithanen souhaite renforcer les piliers financiers de la SADC, notamment les réseaux des DFI et le Centre des ressources financières de développement (DFRC). Egalement, la création des Fonds pour le développement de la SADC a été vivement souhaitée par le ministre des Finances «Ces fonds renforceraient l?appui aux Etats membres et permettraient d?observer des progrès concrets relatifs aux projets régionaux clés», a souligné Rama Sithanen.
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