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Les ONG craignent l’escalade
Alors que le problème de la drogue dans l’île inquiète Jean-Noël Samoisy, directeur de Crack Anti-Drug, la police, de son côté, affirme que toutes les mesures sont prises pour empêcher que la consommation des drogues dures prenne de l’ampleur dans l’île.
“La situation est préoccupante”. C’est le constat fait par Jean-Noël Samoisy qui préside une association qui s’occupe du Centre d’alcoologie de Rodrigues et qui mène une campagne de prévention. Le président se base sur certaines informations sur le terrain pour exprimer ses craintes d’une escalade. Il affirme avoir des preuves que la drogue dure est présente dans l’île. Mais il convient que la situation n’est pas aussi dramatique que celle qui prévaut à Maurice. Jean-Noël Samoisy dit qu’il travaille en étroite collaboration avec diverses sources à Maurice et il connaît ceux qui consomment de la drogue dure.
Il a noté que les toxicomanes en visite à Rodrigues ne sont jamais en manque dans l’île. “Je suis donc arrivé à la conclusion qu’ils viennent à Rodrigues avec leur stock personnel de drogue dure ou alors ils en trouvent dans l’île. Je conclus donc que la drogue dure est belle et bien présente ici, sinon comment expliquer qu’ils ne soient pas en manque”, dit-il.
<B>Patrouilles régulières</B>
De plus, dit-il, les différentes cellules de Crack Anti-Drug qui opèrent à travers l’île, lui ont fait part qu’il y a de petits dealers de drogue qui opèrent un peu partout. Il affirme aussi que le gandia est aussi présent dans l’île et que les jeunes sont des victimes potentielles cette drogue. Le président de cette organisation sollicite l’aide de la police et de la douane pour jouer pleinement leur rôle dans la répression. Il regrette que la police de Rodrigues n’ait pas la même expérience que les membres de l’Anti-Drug and Smuggling Unit pour traquer les trafiquants.
“Nous avons besoin du soutien de la police et de la douane. De notre côté, nous nous occupons de la réhabilitation, de la prévention et de la réinsertion. Il nous faut aussi la répression pour mener notre combat”, dit-il. Aux Casernes centrales, la police dit que l’aéroport et le port sont sous stricte surveillance. “Les membres de l’Adsu effectuent des patrouilles régulières à travers l’île et des passagers suspects sont fouillés aussitôt qu’ils foulent le sol rodriguais”, explique-t-on.
De plus, déclare la police, la Special Mobile force, les garde- côtes et la section des chiens renifleurs de la police font souvent des patrouilles dans la forêt et dans les collines. Ils effectuent aussi des raids en se basant sur les renseignements obtenus.
Depuis le début de l’année, la police a arrêté deux personnes pour avoir cultivé du gandia et deux autres pour possession de cette drogue. De plus, la police a saisi sept plants de gandia.
Le Centre d’alcoologie de Rodrigues est une référence dans la région. Il a le soutien de la Natresa. Jean-Noël Samoisy déclare que beaucoup de toxicomanes mauriciens viennent se faire soigner dan l’île, qui est un lieu idéal pour la réhabilitation des drogués. Il faut donc préserver cet environnement.
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