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Les négociations Etat-sucriers butent sur l?énergie

9 juillet 2007, 00:00

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Le courant ne passe pas sur l?énergie. Gouvernement et sucriers n?arrivent pas à s?entendre sur la part de la production énergétique qui doit revenir à l?industrie. Le manque de progrès sur la question est une des principales raisons de l?absence de consensus entre les deux parties. ?Il y a des implications à la fois techniques et politiques. L?énergie est un dossier très sensible et les choses avancent lentement sur ce plan?, explique une source proche des producteurs sucriers.

Le gouvernement n?est pas favorable à l?autorisation de nouvelles centrales de grande capacité chez les sucriers. Mais ces derniers estiment qu?ils ne pourront pas produire de l?électricité à des coûts compétitifs dans ces conditions. ?Le gouvernement a autorisé une centrale de 25 mégawatts seulement pour FUEL, alors que CT Power a lui obtenu l?aval pour 50 mégawatts. Il est clair que les sucriers vont devoir vendre de l?énergie par kilowatt/heure plus cher que les autres producteurs au Central Electricity Board.?

L?Etat et les sociétés sucrières ont engagé un dialogue pour trouver des solutions autour de la réforme sucre. La troisième rencontre d?une série de négociations a eu lieu vendredi sous la présidence du Premier ministre. Une nouvelle réunion pourrait avoir lieu durant la semaine, présidée, cette fois, par le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun.

La demande du gouvernement de 1 500 à 2 000 arpents de terre comme condition pour autoriser la fermeture de trois usines, à savoir Mon-Loisir, Riche-en-Eau et Mon-Trésor avait déclenché un bras de fer entre le gouvernement et les sucriers. Les deux parties se sont assises autour de la table de négociations et ont décidé d?inclure l?énergie et la participation des planteurs aux nouvelles filières de la canne.

Or le contentieux énergie rend le dialogue laborieux. Les sucriers souhaitent obtenir des garanties concernant les investissements qu?ils comptent mobiliser dans les centrales thermiques. Mais le gouvernement veut voir plus clair dans les chiffres et dans les faits avant de s?engager.

?Si une société investit dans une centrale au coût de Rs 5 milliards, il est normal qu?elle cherche certaines garanties en termes de retour sur l?investissement. Mais nous comprenons la position du CEB qui doit tenir compte de la demande future avant de finaliser les contrats avec les producteurs indépendants. C?est pouquoi ces négociations prennent du temps?, dit notre interlocuteur. Celui-ci avance, toutefois, que les gros projets à venir tels la zone industrielle de Tianli, la nouvelle ville de Highlands et les Integrated Resorts Schemes vont créer suffisamment de demandes en énergie.

Les participants à la réunion de vendredi ont affirmé qu?ils souhaitent traiter des problèmes en suspens en même temps, dans une solution globale (?global package?). Les deux parties estiment que les discussions avancent dans la bonne direction.

Mais le temps joue contre les partenaires sucre. Le décaissement de l?aide financière européenne pour accompagner la restructuration sucrière est sujet à des critères de performance. La centralisation est au c?ur de la feuille de route. Si la fermeture des trois usines ne se fait pas dans les délais, d?autres éléments des mesures d?accompagnement, dont le plan de retraite volontaire de l?industrie sucrière et la réorientation professionnelle des licenciés, vont être compromis. Le décaissement des aides sera alors remis en question.

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