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Les marchés tendent les bras à l?agro-industrie
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Les marchés tendent les bras à l?agro-industrie
Un chiffre d?affaires de Rs 10 milliards, thon inclus, 50000 emplois, des ressources naturelles à profusion. Tel est le visage de l?agro-industrie mauricienne, dépeint par l?Agricultural Research Extension Unit, (Areu). Et les perspectives hors-côtes se bousculent au portillon, dit Enterprise Mauritius (EM). Les opportunités et marchés ont été discutés lors de l?AgriBusiness Forum à Réduit.
?L?agro-industrie se doit de changer: abandonner la diversification traditionnelle, adopter une approche élargie?, fait ressortir Shyam Bisnauthsing, scientific liaison officer à l?Areu. Elle doit s?orienter vers le marché d?exportation au lieu se de replier sur la consommation locale. A quoi Sen Ramsamy, directeur au développement de marchés à EM, ajoute : ?Soyons audacieux. Nous ne pouvons pas simplement suivre les tendances du marché mais en créer de nouveaux.?
Pour Shyam Bisnauthsing, la globalisation des affaires grâce à l?Organisation mondiale du commerce mettrait la pression sur l?économie agricole, tant pour les pays développés que pour ceux en développement. En même temps, elle ouvrira des opportunités immenses pour les petites et moyennes entreprises.
Des opportunités certes, mais c?est sans compter un marché mondial où la compétition est en hausse constante, avec une prolifération de produits et services similaires. D?où la nécessité de la créativité et de l?innovation.
Effectuant un survol des marchés, Sen Ramsamy a identifié ceux qui seront les plus porteurs pour le pays. Pêle-mêle, on retrouve la Pologne, la Suisse, la Russie et Dubaï. A cet effet, il a mis en exergue le marché touristique en forte croissance avec les 2 millions d?arrivées ciblées en 2015, une industrie hôtelière en expansion et une dépendance massive sur l?exportation. Les produits qui trouveraient preneurs sont les sucres spéciaux, le seafood, les fruits et légumes transformés, les fruits frais et les fleurs.
Les Etats-Unis disposent également d?un fort potentiel, à commencer par le thon (importations de Rs 330 milliards). Grands consommateurs d?alcool, les Américains déboursent quelque Rs 150 milliards annuellement. Maurice, avec une industrie sucrière en pleine mutation, est bien placée pour en sécuriser une part, quoi que des pays comme Porto Rico, Cuba, le Venezuela ou la Colombie se dresseront sur notre route.
Un maillon faible à transformer reste l?aspect artisanal de l?agriculture qui perdure toujours. Il se caractérise par des méthodes de productions dépassées, une absence de connaissance technique et de stratégie de marketing, une ignorance des standards, notamment.
Mais Sen Ramsamy se veut optimiste pour transformer le pays en une plate forme géostratégique pour commercer. Pour y parvenir, le pays devra dynamiser son économie, développer une passion pour l?excellence et être une nation d?entrepreneurs.
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