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Les manuels du ministre David rejetés par des collèges privés

5 octobre 2007, 00:00

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La polémique autour des manuels scolaires écrits par le ministre James Burty David enfle. L?omniprésence de ses livres dans la liste des manuels recommandés pour 2008-09 pour le français provoque un sentiment de rejet chez certains.

De nombreux établissements ont décidé de faire fi de cette liste et optent pour d?autres ouvrages qu?ils estiment convenir mieux aux besoins de leurs élèves. ?Nous allons continuer à prescrire les livres que nous jugeons mieux adaptés pour couvrir le programme scolaire?, indique un responsable du Bureau de l?éducation catholique (BEC).

Idem pour certains collèges non confessionnels. ?Nous n?allons pas obliger nos enfants à prendre un manuel qui n?a pas le niveau?, affirme sèchement le manager d?un établissement privé coté de la capitale.

Alors que pour chaque étape du secondaire, deux ou trois manuels en moyenne sont recommandés, les écrits de James Burty David sont présents de la Form I à la Form VI, sans exception.

Ce dernier assure la suppléance au poste de ministre de l?Education à chaque mission à l?étranger du titulaire, Dharam Gokhool.

C?est la toute première fois que la règle obligeant à puiser de la liste des manuels recommandés par le ministère de l?Education pour que les ?needy students? puissent les recevoir gratuitement du ministère de la Sécurité sociale s?applique. Si un établissement secondaire opte pour des manuels ne provenant pas de cette liste, ses élèves qui reçoivent l?aide sociale ne bénéficieront pas de livres gratuits.

La Private Secondary School Authority (PSSA) a émis un communiqué le 10 septembre où elle indique en caractères gras que ?Il est fortement recommandé aux écoles de prescrire des ouvrages provenant de la liste standardisée, pour leurs élèves, y compris ceux à besoins spéciaux. Cela étant donné qu?aucune considération ne sera accordée pour la provision d?ouvrages scolaires pour les élèves à besoins spéciaux si des manuels sont choisis en dehors de cette liste standardisée.?

Ce communiqué a essuyé de nombreuses critiques au niveau des écoles privées. ?C?est dommage que les enfants en difficulté le seront encore davantage si nous ne prenons pas dans cette liste. Certains de nos établissements ont décidé d?aider financièrement ces élèves-là pour l?achat de leurs manuels. Mais il n?est pas question de prendre des manuels qui ne correspondent pas à ce que nous recherchons?, confie encore ce responsable du BEC. D?autres établissements privés étudient également cette option.

Pourtant, dans un communiqué émis il y a quelques jours, le ministère de l?Education justifie le choix des manuels de cette liste. Il précise que des ?subject panels ?, mis sur pied en juin, chacun comprenant un coordinateur et des enseignants d?établissements éducatifs publics et privés ont fait leur sélection en fonction ?des objectifs du curriculum ? et des prix de vente.

<B>?Désaccord?

Les ouvrages choisis ont été placés sous deux catégories : les manuels recommandés et les manuels de référence. Seule la première catégorie bénéficie du soutien du ministère de la Sécurité sociale. Les manuels de la seconde ?seront achetés par les écoles et placés dans la librairie?, indique l?Education nationale.

Lindley Couronne, un des auteurs lésés par cet exercice, monte au créneau, tout comme les Editions de l?ocean Indien. Il critique vivement l?exclusion de ses ouvrages ?Le français en Form IV ? et ? Le français en Form V ?de la liste des manuels recommandés. ?Durant les précédentes années, ces deux livres qui couvrent la totalité du syllabus du School Certificate (SC) étaient prescrits par 90 % des collèges. En les retirant de la liste recommandée, cela laisse le champ libre à ceux de James Burty David qui parvient maintenant à s?imposer sur ce marché spécifique?, soutient l?auteur.

Dans un courrier officiel, un des managers des Editions de l?océan Indien indique son ?étonnement et désaccord que Le français en Form IV et Le français en Form V aient été exclus de la liste recommandée ?. Il précise que ces livres ne coûtent que Rs 145 et Rs 125 respectivement. Ce qui correspond au critère de prix du ministère de l?Education. Ils couvrent entièrement le programme de SC, autre condition pour figurer sur cette liste. Ce responsable demande donc au ministère de reconsidérer la question.

Du côté de James Burty David, le silence prévaut. Jusqu?ici, le ministre des Administrations régionales n?a pas voulu s?exprimer, arguant que ses livres sont utilisés couramment dans les écoles depuis des décennies.

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