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Les malheurs de Khoyratty et Duvivier
Mémorable, pour le pire comme pour le meilleur. Les deux Mauriciens engagés dans les 24h d’endurance, le week-end dernier à l’île de la Réunion, ont connu des déboires. Reshad Khoyratty et son équipe ont dû abandonner quatre heures avant terme alors que Yannick Duvivier a fait une chute deux jours avant la course, se fracturant la clavicule gauche.
Quinze ans que la Réunion n’avait pas connu de course de 24 heures d’endurance. L’initiative de renouer avec cet événement revient à Bernard Galé, chef de file du Racer Moto Club. La course a attiré quinze équipages de trois à quatre pilotes dans les catégories Open 50, Promotion 125cc quatre-temps, Promotion 50, Maxi Boîte et s’est déroulée au circuit de la Jamaïque, à St-Denis, de 16 heures samedi jusqu’à 16 heures le lendemain.
Yannick Duvivier n’aura finalement connu cet événement qu’en tant que spectateur, la faute à une vilaine chute pendant l’entraînement deux jours précédant la course.
Reshad Khoyratty a quant à lui goûté à l’amère déception d’un abandon, vite effacée cependant par la satisfaction d’avoir participé à une course d’une telle envergure. “Au moins une fois dans ma vie je voulais savoir ce que c’était”, lançait-il, heureux.
<B>Dormir malgré les bruits de moteur</B>
La moto, une Derbi Nude avec un moteur Minarelli AM6 que pilotaient le Mauricien et ses co-équipiers Réunionnais, Reshad Rawat, Reshad Moussa et Patrice Abrousse, a connu bon nombre de problèmes tout au long de la course.
Fuite de radiateur, problème de surchauffe, bris de pompe à eau, problème d’embrayage, la moto n’a finalement pas tenu jusqu’au bout. “Les gars étaient derniers et luttaient contre trop de problèmes mécaniques. Je leur ai dit qu’il valait mieux arrêter et éviter de tout bousiller”, explique Daniel Grondin, le préparateur officiel d’Honda à la Réunion et ancien vainqueur de ces 24h d’Endurance, dans les années 80.
Après avoir vécu les huit heures d’endurance en Afrique du Sud, le pilote du Moto Club de Port-Louis peut maintenant comparer les deux compétitions.
“L’ambiance et l’organisation étaient vraiment bien”, fait-il remarquer. “Pour tenir les vingt-quatre heures, les pilotes dormaient chacun à leur tour sur un matelas installé dans les stands. J’ai commencé à avoir vraiment sommeil vers 3 heures du matin. Même s’il y avait le bruit des moteurs aux alentours, cela ne nous a pas empêchés de dormir. À mon réveil, vers 7 heures du matin, la moto était dans les stands pour la réparation de la pompe à eau”, raconte Reshad Khoyratty.
Quatre heures après son réveil, un problème d’embrayage renvoya la moto aux stands, définitivement. “Pour pouvoir remporter une telle épreuve, il faut un budget conséquent, environ Rs 50 000 pour les pièces, essence etc., sans compter la moto”, analyse-t-il.
Son expérience dans le domaine des courses d’endurance pousse Daniel Grondin à dire que “je pense plutôt qu’il faudrait un budget d’environ 4 000 euros, mais ce qui était bien, c’est que les concessionnaires ont suivi le projet. Il faudra trouver du sang neuf parce que cela fait quand même quinze ans qu’il n’y a pas eu de 24h d’endurance”.
Pour l’info, c’est l’équipage Grondin, Rivière, Bègue, Smith qui s’est illustré en réalisant 1 463 tours de circuits. Ils ont devancé de 16 tours, l’équipage Payet, Laravine, Velaïdon, Hoarau, qui pilotait une Honda CBR 125cc quatre-temps, la seule de ce type à rouler à l’île soeur.
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