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Les maladies portées par les moustiques au scanner

21 août 2006, 00:00

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Chikungunya, malaria, dengue menacent. Pour venir à bout de ces maladies que transmettent les moustiques, l?effectif des inspecteurs sanitaires sera doublé. Cette methode avait aidé à l?éradication de la malaria, qui était une épidémie dans les années 70. Le même protocole s?applique aujourd?hui au contrôle du chikungunya et de la grippe aviaire. La responsable de la Communicable Disease Control Unit du ministère de la Santé, le Dr Amita Pathack, fait le point.

L?Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recommandé ?cette phase de surveillance? alors que la malaria battait son plein. Elle a été éradiquée en 1979, mais la détermination des services sanitaires n?a pas été entamée. ?Il est plus que jamais important pour nous de maintenir ce système de surveillance. D?ailleurs, malgré la trentaine de cas de malaria que nous pouvons avoir chaque année, nous arrivons à contenir la maladie et à éviter tout risque de contamination.?

Amita Pathack fait remarquer que les 17 cas que le pays a notés cette année ne sont pas supérieurs à la normale : ?Il n?y a rien d?alarmant et il n?y a pas lieu de céder à la panique.?

Déjà, à l?aéroport, explique un inspecteur sanitaire, le comptoir de la santé fait un dépistage. Ainsi, actuellement, pour la grippe aviaire, tous les passagers provenant des pays où il y a eu des cas humains sont fichés. Si vous revenez de Thaïlande, d?Indonésie, du Vietnam, de la Malaisie, etc., l?équipe sanitaire vous suivra rigoureusement. Elle y sera aussi chaque 15 jours après votre arrivée, soit environ quatre fois, si vous provenez de pays connus pour abriter la malaria (d?Afrique, Madascasgar et Inde). ?Vu que la période d?incubation dure 15 jours, il nous faut être en contact constant avec le passager pendant au moins plus d?un mois. Une fois cette période passée, il n?y a plus de risque?, affirme Amita Pathack.

Si le test s?avère positif, surtout dans le cas de la malaria, le processus est encore plus élaboré. ?Nous procédons à ce que nous appelons le contact tracing. Tous les membres de la famille sont suivis et sont appelés à donner un échantillon de leur sang. Si, depuis son arrivée la personne a passé la nuit chez un proche, les services sanitaires font aussi une visite chez cette personne pour les mêmes procédures.?

Un ?fever survey? est également entrepris dans un rayon de 500 mètres dans la région où habite le malade. Le moustique transmettant cette maladie vole dans ce rayon. L?équipe sanitaire doit procéder au ?larviciding? dans cette région. Une procédure que les équipes des 13 bureaux sanitaires respectent aussi pour le chikungunya. Même s?il n?y pas eu jusqu?ici la fièvre dengue, un responsable d?un bureau sanitaire affirme que ?nous avons tous les moyens pour faire le suivi de cette maladie. Mais nous n?avons jusqu?ici aucun cas?.

Outre le ?contact tracing? dans le cas d?un patient déjà contaminé, le malade lui-même est pris en charge très rapidement par les services de santé publics. D?autant qu?un type de malaria, le falciparum, tue. ?Elle est plus facilement guérissable mais au cas où elle persiste, elle peut atteindre le cerveau et tuer. Alors que l?autre type, le vivax, dont le traitement est plus long, doit être suivi sur au moins trois ans. Chaque début d?année, on administre, un médicament à la personne qui a été infectée ?, commente un inspecteur sanitaire.

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