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Les législatives et l’unité nationale

23 juin 2005, 00:00

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L’unité nationale est bien une des préoccupations dominantes des citoyens. La Federation of Civil Service & other Unions (FCSU) en a donné la preuve hier. Elle a organisé une conférence intitulée “La promotion de l’unité nationale dans la diversité” au Trade Union House à Coromandel. Son président, Toolsiraj Benydin, a justifié le choix de ce thème par rapport aux prochaines législatives. Il a fait ressortir que ‘‘le rôle des syndicalistes ne se résume pas uniquement aux revendications. Nous avons d’autres préoccupations dans la société’.’

Sheila Bunwaree-Ramharai, sociologue et chargée de cours à l’université de Maurice, a exposé les situations qui engendrent l’instabilité au niveau de l’unité nationale. Elle s’est référée aux études de l’International Peace Research Institute de Harvard, démontrant que la pauvreté est la cause de grands conflits. D’autres fléaux y sont aussi étroitement liés, dont, entre autres, la prostitution, les maladies sexuellement transmissibles, la justice à deux vitesses, la corruption, le chômage. Elle a aussi déploré la politique néo-libérale qui, selon elle, “est en contradiction avec la lutte contre la pauvreté”. Le sentiment d’insécurité et des conflits sont ainsi provoqués, mettant l’unité en danger.

Cassam Uteem, ancien président de la République, a évoqué les émeutes de février 1999 qui ont dévoilé “la situation de pauvreté et d’exclusion”. D’après lui, la solution réside dans l’éducation, ce qui permettrait à chaque individu d’acquérir une mobilité sociale. Il a aussi mis l’accent sur la solidarité qui doit primer dans tous les cas, qu’elle soit entre les hommes et les femmes ou entre toutes les communautés. “Il faut continuer la construction de Maurice dans l’unité”, devait-il conclure.

Quant au message des syndicalistes aux politiciens, elle se résume ainsi: “Que les élections ne viennent pas mettre en péril l’unité nationale et qu’il n’y ait pas de violence!” Un syndicaliste estime qu’“il y a de l’espoir puisque les jeunes se sentent aussi préoccupés par l’unité nationale et la non-violence”. En effet, le message des syndicalistes est un écho à celui de Rishy Bukoree et des jeunes du Club05: ceux-ci avaient organisé une marche pour l’unité et la non-violence lundi.

Les élections générales sont proches et ces thèmes préoccupent davantage les Mauriciens.

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