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?Les joueurs ont besoin du soutien d?un expert étranger?

13 août 2005, 20:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Vous avez été joueur avant d?embrasser la carrière d?entraîneur. Comment s?est passée la transition ? </B>

? Je fais partie de ces rares athlètes qui ont eu la chance de représenter le pays en de nombreuses occasions. J?ai bénéficié d?une bourse sports-études qui m?a permis de préparer ma retraite de sportif. J?avais opté pour la filière d?entraîneur. Aussitôt mes études terminées, j?ai été embauché par le MJS (NdlR : ministère de la Jeunesse et des Sports) comme sport coach. J?étais affecté au centre de formation. Malheureusement, celui-ci a fermé ses portes. Néanmoins, j?ai continué à travailler pour le MJS.

<B>Vous occupez, désormais, les fonctions d?entraîneur national... </B>

? J?ai raccroché en tant que joueur en 2003, soit après les Jeux des îles. Toutefois, ce n?est qu?en février 2004 que la fédération et le MJS m?ont approché pour occuper le poste d?entraîneur national. J?ai accepté sur le champ car c?était une occasion en or de mettre mon expérience d?athlète et d?entraîneur à la disposition des jeunes.

<B>La plupart des joueurs qui avaient brillé aux JIOI de 2003, dont vous, ont raccroché. La nouvelle génération saura-t-elle être à la hauteur en 2007 ? </B>

? Si nous avons réalisé de belles performances aux JIOI de 2003 et aux derniers championnats d?Afrique, c?est en partie grâce à l?appui de Jean-Michel Appasamy. Toutefois, on n?est pas sûr que ce dernier, qui vit en France, sera disponible pour les prochains événements majeurs.

Quoique mon but premier est de préparer la jeune génération pour les JIOI de 2007. Mais ce n?est pas sûr que nous remporterons les six médailles d?or. Il faut du temps pour faire de bons joueurs. Et la plupart des éléments de la sélection a une moyenne d?âge de 19 ans. Certains progressent vite, d?autres prennent plus de temps. Mais avec un programme bien planifié, c?est-à-dire une préparation appropriée, des échanges réguliers avec l?étranger, que ce soit à travers des camps d?entraînement ou des compétitions, je pense que les jeunes sauront tirer leur épingle du jeu. Le plus important, toutefois, est que les joueurs se sentent soutenus par la fédération, l?entraîneur lui-même et le MJS.

<B>Ce n?est pas le cas actuellement ? </B>

? Au contraire, nous avons noté des changements positifs depuis l?arrivée de la nouvelle équipe de l?AMTT (NdlR : Association mauricienne de tennis de table). Il y a une vision. La preuve, de par leurs contacts, les dirigeants ont réussi à négocier l?arrivée prochaine de certaines équipes étrangères, dont le Nigeria et la Réunion, pour des stages d?entraînement à Maurice.

Et puis, la qualité des infrastructures à Maurice a tapé dans l?oeil des experts lors des derniers Championnats d?Afrique. D?où leur intérêt à venir se perfectionner à Maurice. On devrait profiter de cette situation.

<B>Ravi Bhurtun et Didier Hao Thyn Voon avaient déclaré dans ces mêmes colonnes que les joueurs ont besoin de stages de longue durée à l?étranger pour progresser. Etes-vous de cet avis ? </B>

? Il n?y a aucun doute. Les résultats du passé l?ont prouvé. Tout comme moi, Ravi et Didier avaient bénéficié d?une bourse sports-études qui nous a permis de nous perfectionner en France. Il est important d?avoir une bonne ossature. Il n?est pas obligatoire, toutefois, que les stages durent un an ou plus. Un stage de 3 à 4 mois, effectué à un rythme régulier, est suffisant.

Mais il n?y pas que les stages de longue durée. Les joueurs ont besoin du soutien d?un expert étranger. Maurice étant géographiquement désavantagée, nous n?avons pas suffisamment de contact avec le haut niveau. Or, le tennis de table est une discipline qui évolue d?année en année.

<B>Vous êtes un des rares entraîneurs mauriciens qui estiment que l?apport d?un Directeur technique national étranger est important... </B>

? Je ne suis pas aussi égoïste... (rires). Mais attention, je ne parle pas de DTN car autant que je sache, les tâches d?un Directeur technique national sont beaucoup plus vastes et différentes que celles d?un entraîneur national.

<B>Seriez-vous disposé à travailler sous la responsabilité d?un expert étranger ? </B>

? Je ne vois aucun inconvénient à cela. L?important c?est que les joueurs progressent.

<B>Les joueurs n?ont pas eu de compétitions pendant plus d?un an. Cela a-t-il affecté leur niveau ? </B>

? Pas tout à fait. Même s?il n?y avait pas de compétitions, les entraînements se poursuivaient normalement. Ils sont plusieurs à bénéficier de la bourse de haut niveau. De ce fait, il fallait qu?ils respectent certains critères dont le nombre de présence à l?entraînement. Et puis, le niveau de jeu lors des deux derniers tournois a démontré que les joueurs n?ont pas vraiment souffert du manque de compétitions.

<B> ?Je pense que l?avenir du tennis de table mauricien est brillant. Avec l?arrivée de la nouvelle équipe dirigeante, cette discipline connaît un nouveau souffle.? </B>

<B>Rajessen Descann s?est dit disposé à servir de ?sparing-partner? à l?élite, allez-vous faire appel à lui ? </B>

? Je ne peux vous répondre car la décision revient à la fédération. Quoique ce sera une très bonne chose si les anciens pouvaient partager leur expérience avec les jeunes.

<B>L?AMTT a fait un recensement des entraîneurs employés par le MJS et le MSC. Allez-vous travailler de concert avec eux ? </B>

? Je suis employé par le MJS pour servir la fédération. S?il faut le faire je le ferai.

<B>Quels sont les objectifs, à court, moyen et long termes, de la sélection ? </B>

? Nous avons, à court terme, les Jeux de la Francophonie et les Jeux du Commonwealth. Nous avons deux qualifiés en la personne de Ravi et Sharon Bhurtun, pour le premier rendez-vous alors que pour les Jeux du Commonwealth, Maurice aura droit à six entrées dont trois filles. Les joueurs essayeront de faire de leur mieux pour améliorer leur classement mondial.

Nous aurons, par la suite, les Championnats d?Afrique et les Jeux des îles de 2007 où l?objectif sera de faire aussi bien voire mieux que les dernières éditions.

Pour ce qui est du long terme, nous espérons avoir au moins deux qualifiés pour les Jeux Olympiques de 2008. Si cela se concrétise, ce sera alors ma plus grande réussite en tant qu?entraîneur. Je pense que Rhikesh Taucoory et Sharon Bhurtun ont la possibilité de se qualifier pour cette manifestation. Il suffirait qu?ils atteignent les quarts de finale des prochains Championnats d?Afrique pour être qualifiés.

<B>Comment voyez-vous l?avenir du tennis de table mauricien ? </B>

? L?avenir du tennis de table mauricien est brillant. Avec l?arrivée de la nouvelle équipe dirigeante, cette discipline connaît un nouveau souffle. Nous avons enregistré un nombre record de participants pour les interrégions et le tournoi de double, soit 350 et 100 entrées respectivement. Ce nombre va, définitivement, s?accroître avec la reprise des compétitions.

Nous avons aussi un réservoir de jeunes qui ne demandent qu?à être soutenus par les autorités. A travers les contacts de nos dirigeants avec l?étranger et avec les moyens financiers que met le MJS à la disposition de la fédération, on devrait être capable de leur offrir la meilleure formation possible. Les résultats suivront avec le temps.

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