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Les joueurs exhortés à se reprendre en main
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Les joueurs exhortés à se reprendre en main
L’heure était au constat lundi dernier, deux semaines après le dernier tournoi national, à savoir le “All Sports National Open”. Si les joueurs en ont profité pour faire état de leurs doléances, Gilles Allet les a rappelés à leurs responsabilités.
Cet ancien titulaire de la sélection nationale et membre du comité ad hoc avait rencontré les joueurs lors d’une réunion informelle au centre national de badminton à Rose-Hill. Le but était de recueillir le sentiment des joueurs quant à leurs performances à cette compétition.
Les joueurs ont unanimement déploré l’absence de coach qualifié. Ils ont également soulevé la question d’un entraînement axé sur le plan physique, qui leur fait défaut depuis les derniers championnats d’Afrique. Ces critiques n’ont cependant pas trouvé écho chez Gilles Allet.
La volonté de réussir
Pour cet ancien joueur de l’élite, et fin technicien, les responsabilités sont partagées. Il estime qu’une baisse de forme relève également des joueurs. La majorité d’entre eux compte des années d’expérience au sein de l’élite et doit donc faire preuve d’autonomie. “Ils n’ont pas besoin d’un entraîneur pour détecter leurs faiblesses et leur dire ce qu’il faut faire. L’entraîneur n’est là que pour les guider. De par mon expérience de joueur, un DTN ne contribue qu’à 20 % à la préparation des joueurs. Le reste dépend de la volonté de ces derniers, à vouloir réussir et surtout à fournir l’effort nécessaire pour atteindre le haut niveau”, explique-t-il.
Ainsi, il n’y a pas lieu de trouver des prétextes quand les résultats ne suivent pas. Une fâcheuse habitude que certains joueurs ont prise. Dans le cas actuel, c’est l’entraîneur qui ne serait pas à la hauteur. “L’entraîneur Annirao Dajee a peut-être ses défauts, mais d’autres joueurs, notamment les juniors, sont tout de même satisfaits de son entraînement. La seule alternative que nous avions était de faire revenir Sylvain Hennequin à la tête de la sélection. Mais, ce dernier ne veut pas, du moins pour l’instant”, souligne-t-il.
L’effort maximal doit en fait venir des joueurs estime l’ancien élément de l’élite. S’entraîner au rythme de 16 jours par mois n’est guère suffisant ce qui explique la baisse de performance. “Je suis conscient que la plupart des joueurs ont des contraintes professionnelles. C’était aussi le cas pour moi quand j’étais joueur. Cela ne nous empêchait pas de nous entraîner six jours sur sept, voire même sept jours sur sept par moments”, fait-il remarquer.
Selon les conditions imposées par le ministère de la Jeunesse et des sports aux bénéficiaires des bourses de haut niveau, le minimum de présence exigée est effectivement de 16 jours par mois. “Les joueurs se contentent alors d’un minimum de quatre séances d’entraînement par semaine”, déplore-t-il.
Toutefois, dit-il, des critères propres à la fédération seront bientôt imposés aux joueurs.“Nous y travaillons. Mais pour conserver leurs places au sein de la sélection, ils devront fournir une présence bien au-delà des 16 jours”, explique-t-il.
Toutefois, selon notre interlocuteur, il n’est pas uniquement question de présence, “les joueurs doivent aussi changer leur mentalité s’ils veulent réussir”.
Les résultats des dernières compétitions le démontrent : il y a un manque de compétition parmi les joueurs. “Ils se contentent de maintenir leur position au sein de la sélection. Le numéro deux, par exemple, ne fera aucun effort supplémentaire pour essayer d’atteindre le numéro un. A ce rythme, il n’y aura pas vraiment de compétition entre les joueurs. Et comme dans n’importe quel domaine, la compétition est nécessaire pour atteindre la perfection et surtout ses objectifs”, conclut-il.
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