Publicité
Les jeunes se réunissent pour lutter contre la violence
Par
Partager cet article
Les jeunes se réunissent pour lutter contre la violence
Ils s?appellent Deesha, Jonathan ou encore Mélanie et ont 16, 17 ans, voire même moins. Ensemble, ces jeunes ont décidé d?agir, à leur manière contre la violence à la quelle sont confrontés nombre d?enfants au quotidien. Leur but : informer ces derniers, les sensibiliser à ce fléau qui peut prendre diverses formes. La violence, qu?elle soit physique ou morale, qu?on en fasse l?expérience chez soi ou à l?école, a ainsi été dénoncée. C?était lors de la journée de réflexion organisée hier, au centre culturel Charles Baudelaire, par l?Ombudsperson pour les enfants, Shirin Aumeeruddy-Cziffra, et le National Children?s Council.
L?événement a aussi bénéficié de l?aide du réseau de jeunes Budi?s friends, sous le patronage du ministère de la Femme et du développement de l?enfant et du ministère de l?Education. Le groupe Budi?s friends, du nom de ce petit bonhomme virtuel moralisateur que l?on retrouve sur les chaînes de la télévision nationale, a pour fonction de combattre les fléaux comme la violence, les agressions sexuelles ou encore la drogue, en allant à l?écoute des jeunes. Il a été formé, il y a un an, à l?initiative de l?Ombudsperson.
?Les jeunes ne sont pas simplement des objets du droit mais surtout des sujets. Ils ont la liberté d?expression, d?association et le droit de recueillir des informations et les partager avec d?autres?, insiste Shirin Aumeeruddy-Cziffra.
Cette liberté d?expression, la cinquantaine de jeunes de toute l?île, présents au centre culturel Charles Baudelaire, en ont largement profité. Divisés en petits groupes, chacun devait travailler sur un même thème : la violence, au sein de la communauté, à la maison comme à l?école. Ils étaient chargés d?en dégager les causes, les conséquences et de trouver d?éventuelles solutions à ce fléau. Ils devaient ensuite présenter leurs requêtes à l?Ombudsperson.
Dans toutes les têtes plane encore la hantise de cette délinquance dont a fait les frais un garçonnet de sept ans agressé par un adolescent ce week-end à Mahébourg. ?Il y a différents types de violence?, explique Haseenah Motala, 17 ans, une intervenante au débat, ?la violence physique et la violence morale que l?on peut retrouver à la maison comme à l?école et qui crée traumatismes et frustrations pour l?enfant?.
Aussi, un autre intervenant insiste sur les conséquences psychologiques que peuvent avoir les scènes de violence conjugale sur l?enfant. Les solutions au problème, les groupes de travail en trouvent beaucoup. ?Il est nécessaire de sensibiliser les parents avant tout?, répètent plusieurs jeunes. Certains préconisent même la présence de psychologues dans les entreprises où travaillent ces derniers, pour leur donner des ?leçons d?éducation?.
?Enfants d?aujourd?hui, parents de demain?
Deesha Basenoo, 16 ans, songe notamment à une sensibilisation par les médias : publicités, films moralisateurs, par la radio? Elle n?écarte pas la nécessité de cours de ?moral values? du pré-primaire au collège.
Mélanie Mosunallee, 18 ans, et Jonathan Marianne, 17 ans, membres de Budi?s friends, expliquent, pour leur part, l?importance d?être à l?écoute des jeunes. ?Des jeunes qui parlent aux jeunes ça passe mieux.? Leur groupe s?active dans ce sens : il y a quelques semaines, ils allaient à la rencontre de scouts et en décembre, ils organiseront un grand carnaval avec pour thème ?toujours contre la violence?.
Beaucoup de jeunes présents lors du débat se disent prêts à rejoindre ce groupe. ?Je souhaite rejoindre les Budi?s friends parce qu?il est important de faire une meilleure société, les enfants d?aujourd?hui sont les parents de demain?, déclare Deesha Basenoo, étudiante au collège Notre-Dame, à Curepipe.
Les propositions de ces jeunes viennent s?ajouter aux ?uvres réalisées par des enfants dans le cadre de la campagne ?16 jours, 16 droits?. Démarches, de part et d?autre, qui ne devraient en tout cas pas laisser de marbre. ?Je ne vous promets pas la lune, ni les étoiles mais je vous promets de transmettre vos recommandations?, assure l?Ombudsperson Shirin Aumeeruddy.
Publicité
Publicité
Les plus récents