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Les investissements intelligents
Tout le monde n?a pas 5 000 dollars (Rs 150 000) ou plus à investir dans un fonds de placement qui achètera des valeurs technologiques les plus performantes du Nasdaq américain. Tout cela, en espérant des retours sur investissement de 9 % minimum. La grande majorité des ménages qui peuvent épargner ne se retrouvent qu?avec Rs 1 000 à Rs 5 000 à « placer ». Mais où ? À Maurice, pendant longtemps, les deux grands classiques de l?épargne sont restés le compte épargne et dépôt fixe à la banque ou l?inusable assurance-vie.
Depuis quelques années, banques et assurances proposent toutefois des placements plus intéressants. Et les Mauriciens s?y intéressent de plus en plus.
On distingue deux grandes possibilités : épargner pour s?assurer une retraite complémentaire ou alors épargner pour disposer d?un capital permettant de se construire une maison ou payer les études de ses enfants.
La Prudence mauricienne est l?une des institutions financières à proposer des plans de retraites complémentaires. Ainsi, une personne de 30 ans choisissant de contribuer Rs 1 000 mensuellement dans un plan de pension complémentaire pourra espérer recevoir Rs 10 000 d?allocation mensuelle dès ses 60 ans. Elle pourra également choisir une formule de pension mensuelle réduite en contrepartie d?une lump sum d?environ Rs 290 000 payable à 60 ans.
Les autres importantes compagnies d?assurances du pays proposent également des plans similaires.
Quand ce n?est pas sa retraite qu?on assure, c?est l?avenir des enfants qu?on essaie de planifier. Les banques et assurances ont vite su profiter de l?intérêt des parents à économiser pour le financement des études supérieures de leurs enfants. Quasiment toutes les banques du pays ont désormais un plan spécial de prêt pour le financement des études. Mais beaucoup d?institutions proposent également aux parents d?épargner dès le plus jeune âge de leurs enfants, pour leur assurer un « capital » de départ pour entamer des études supérieures.
Ainsi, la Banque des Mascareignes propose un « Plan Épargne Jeunes » qui peut permettre à un étudiant dont les parents auront contribué à ce plan, de bénéficier d?un prêt étude allant jusqu?à Rs 2 millions à un taux d?intérêt de 0,5 %, supérieur au taux de base crédit en vigueur à ce moment-là.
Pour cela, les souscripteurs doivent effectuer un dépôt minimal initial de Rs 3 000 et verser au minimum Rs 300 par mois. Plus la somme accumulée est importante, plus la valeur du crédit qui peut être obtenu gonfle. Des compagnies d?assurances proposent également des formules plus fixes. Ainsi, selon une formule existante, si un parent contribue Rs 1 000 mensuellement au compte d?un enfant dès l?âge de deux ans, celui-ci pourra espérer obtenir près de Rs 270 000 arrivé à l?âge de 18 ans.
La troisième possibilité d?épargne est le « Plan Épargne Logement » (PEL) que les banques s?empressent désormais de proposer à leurs clients. Alors qu?à la Mauritius Housing Company des seuils maximums de contribution et de prêts sont fixés, les banques prônent le principe « mette fort, gagne fort. » À la Banque des Mascareignes, après un dépôt initial minimal de Rs 5 000 et des versements réguliers d?au moins Rs 1 000 sur un compte PEL pendant quatre ans, le client pourra prétendre à un prêt pouvant aller jusqu?à Rs 1,8 million. Au taux de base crédit en vigueur à ce moment là. La MCB, la State Bank of Mauritius ou encore la Barclays proposent des plans similaires.
C?est donc une question de priorités. Si avec un peu d?effort, un couple arrive à économiser Rs 3 000 ou plus, il pourra espérer dans un même temps, préparer sa retraite, tracer l?avenir scolaire de ses enfants, mais aussi assurer son confort matériel. Mais pour cela, il faut être rigoureux dans la gestion du budget du ménage. Un talent que beaucoup de couples ne possèdent pas nécessairement?
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