Publicité
Les infirmiers réclament la pratique au privé
Par
Partager cet article
Les infirmiers réclament la pratique au privé
?Les infirmiers doivent obtenir le droit de pratiquer dans le privé après leurs heures de travail.? C?est ce qu?a réclamé Francis Supparayen, président de la Nursing Association (NA), lors du rassemblement du Front commun des syndicats des infirmiers à Port-Louis.
Il a aussi réagi aux critiques du ministre de la Santé, Ashock Jugnath. ?Nous vivons dans l?ère de la mouvance de la main-d??uvre et de la coopération entre les secteurs public et privé. Je trouve aberrant que le ministère s?inspire toujours de principes datant de l?ère coloniale.?
Il existe, selon lui, un manque d?infirmiers qualifiés dans les cliniques privées. Ceux du secteur public sont compétents. Ils pourraient offrir un service de qualité aux cliniques après leur travail. Le président de la NA ajoute : ?Il est inadmissible d?avoir des privilégiés. Les médecins du secteur public peuvent bien exercer dans le privé alors pourquoi pas les infirmiers ? Si ce droit est accordé aux infirmiers, l?exode vers l?étranger diminuera considérablement.?
Le Front a dénoncé ?les harcèlements? dont seraient victimes les infirmiers et a déploré les conditions difficiles dans lesquelles ils évoluent. Le manque de personnel qualifié empêche les infirmiers de répondre aux attentes des malades. Le Front a cité le cas où deux infirmiers s?occupaient de 40 bébés alors qu?il y avait une épidémie de diarrhée.
?Le ministère se penche sur des problèmes mineurs et ignore les plaies qui gangrènent le système?, a ajouté Cassam Kureeman, président de la Nurses Union. Il dénonce l?organisation du personnel et les transferts ?injustes? des infirmiers. A cette fin, le Front a proposé la création d?un Independent Transfer Committee pour régulariser le processus de transferts.
Les syndicats rappellent que la formation des infirmiers est plus que jamais une priorité pour assurer la qualité et la modernisation des services hospitaliers. Des bourses devraient être offertes pour permettre à ceux qui le souhaitent de parfaire leurs connaissances. Ils suggèrent que l?Institut de formation des infirmiers soit affilié à l?université de Maurice. Cassam Kureeman recommande également que cet institut passe sous la tutelle du ministère de l?Education et non sous celle de la Santé.
?S?il n?y a pas une revalorisation immédiate de notre profession, nous les infirmiers ne serons plus motivés à offrir un service de qualité à la population?, a conclu le président de la Nurses Union.
Publicité
Publicité
Les plus récents