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Les infirmiers : ?Les moyens réduits affecteront les patients?
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Les infirmiers : ?Les moyens réduits affecteront les patients?
Le service offert aux malades dans les hôpitaux risque de? souffrir. C?est la mise en garde que formule le syndicaliste Cassam Kurreeman à la suite de la diminution des heures supplémentaires et de la réduction du recours aux ?bank nurses? (des infirmiers à la retraite pour la plupart). Les infirmiers estiment que cette mesure perturbera le service et pourrait même provoquer la fermeture de certaines salles d?hôpitaux faute de personnel.
Lors d?une conférence de presse de la Nurses Union, Cassam Kurreeman a tenu à réagir aux deux mesures contenues dans le budget 2006-2007 et dont l?objectif est de réduire les coûts. Haussant le ton, il demande au ministère de la Santé de ?prendre ses responsabilités? : ?nous n?allons pas assumer la responsabilité s?il y a un problème dans la salle. Actuellement, il peut y avoir trois ou quatre infirmiers qualifiés mais avec le nouveau système, l?on se trouvera avec un seul infirmier pour trente malades ou trente enfants la nuit. Il est inconcevable qu?un système aussi important que la santé subisse de telles coupes.?
Fonds pour postes vacants
Réagissant à ces propos, le ministère de la Santé explique que le but n?était pas de réduire les heures supplémentaires mais de ?s?attaquer au gaspillage dans les hôpitaux. Dans chaque hôpital, il y a un comité sur la question. Nous n?avons pas prévu de perturber le service en réduisant les ?overtimes?, comme affirme le syndicaliste. Nous n?avons pas donné des instructions dans ce sens.?
Mais le syndicaliste se demande, lui, pourquoi à l?hôpital Jeetoo les infirmiers qui d?habitude travaillent deux nuits par quinzaine se voient contraints de faire trois nuits pour la même période. La troisième nuit, dit-il, comptait jusqu?ici pour des heures supplémentaires, ce qui n?est plus le cas.
A la Santé, on se dit sensible à l?inquiétude des infirmiers concernant l?éventuelle fermeture des salles. Ainsi, indique-t-on à ce ministère, le service devra s?organiser pour éviter d?en arriver là. Les autorités, précisant que c?est le seul ministère à avoir obtenu des fonds pour remplir des postes vacants, avancent que le recrutement chaque année devra aider à pallier ces difficultés
Le syndicaliste, lui, souhaite une réunion urgente avec les autorités sur cette question.
CHIKUNGUNYA
Kurreeman : ?Le ministère a caché les chiffres?
■ Le syndicaliste Cassam Kurreeman, estime que le ministère n?a pas donné les vrais chiffres entourant la maladie du chikungunya : ?Nous avons travaillé dans les hôpitaux, nous connaissons la situation réelle. Et si nous avions à faire face à une autre épidémie, nous ne pourrions pas le faire avec ce nouveau système.? Rien que dans un jour, dit-il, environ un millier d?échantillons sanguins étaient expédiés au laboratoire, avant que le ministère ne choisisse d?imposer des critères pour une prise de sang.
Cette décision, affirme le syndicaliste, a aussi contribué à contenir les chiffres réels. C?est après la visite d?une délégation de l?Organisation mondiale de la santé (OMS), que les critères avaient été revus.
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