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Les hôtels donnent l?exemple

25 janvier 2008, 20:00

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Les hôtels donnent l?exemple

Pas une goutte d?eau qui se perd. Qu?il sorte des cuisines, des toilettes ou des salles de bains, le précieux liquide est passé à l?oxygène, traité, filtré pour être renvoyé dans le système. Et voilà le visiteur qui déambule dans des jardins verdoyants. Où le gazon est plus vert que jamais. Où hibiscus, vieilles filles, frangipanes et cocotiers ne montrent aucun signe extérieur de manque d?eau en cette saison.

Deux exemples dans notre parc hôtelier : la station d?épuration conjointe de La Pirogue et du Sugar Beach Resort, à Flic-en-Flac, ainsi que celle du Beau Rivage, fleuron du groupe Naïade.

Deux exemples mais aussi deux techniques d?approche. Toujours subtile. Il y a celle du 5-étoiles, à Beau Rivage. Là-bas, la station d?épuration traite 200 à 250 mètres cubes d?eau par jour, affirme Steve Fidèle, Maintenance Manager du groupe Naïade.

A Belle-Mare, on ménage le client. En chambre, on ne lui laisse pas de petite pancarte lui demandant de faire attention. Mais Steve Fidèle et son équipe se sont assurés que les toilettes ne marchent qu?avec un litre d?eau au lieu des six litres habituels. «Sur 174 chambres, faites le compte».

<B>Clients conscients du probleme</B>

Pour Michel Blanchi, General Manager de l?établissement, «cela ne fait pas de doute, les clients sont conscients du problème car on en parle notamment à l?arrivée. Nous faisons tout, notamment pour l?arrosage».

A Flic-en-Flac aussi, même si l?Ouest est réputée pour être la région la plus sèche de l?île, les jardins de La Pirogue et du Sugar Beach Resort sont verts. Cela grâce aux 700 mètres cubes d?eaux usées brassés par la station d?épuration qui se trouve du côté du Sugar Beach Resort.

Dans ces établissements, les robinets de douche sont pourvus de buses (water reducers) qui «donnent l?impression que l?eau coule bien mais c?est 50 % d?air qui est mélangé à l?eau», explique Mervyn Wilfrid René, Maintenance Manager à La Pirogue. Pour les serviettes, ce sont les clients qui décident quand ils veulent qu?elles soient changées.

<B>Oxygene dans les eaux usees</B>

Une petite note en français et en anglais placée dans les chambres précise, depuis un mois, que «si vous désirez que vos serviettes soient remplacées, déposez-les dans la baignoire. Au cas contraire, les serviettes ne seront pas changées», ce pour «éviter toute consommation inutile d?eau et de détergents nuisibles à l?environnement».

Mais ce n?est que le sommet de l?iceberg. Le gros de l?investissement pour éviter le gaspillage d?eau se situe dans la station d?épuration. Véritables coulisses des hôtels, cette zone interdite est placée sous la surveillance de deux personnes : Raj Hemraj, l?opérateur, et son assistant.

C?est donc l?opérateur qui nous guide entre les bassins où de l?oxygène est injecté dans les eaux usées. «C?est pour nourrir les bonnes bactéries», commente Raj Hemraj. C?est aussi ce qui explique que tout le procédé est sans odeur. Et que le jardin en bord de mer ne renvoie aucun effluve désagréable aux narines des visiteurs.

Nous suivons l?enfilade de bassins. Ceux de décantation où «labou asize, dilo prop monte». Une boue qui repassera par le système pour être traitée une deuxième fois. Tout est automatisé : le dosage de chlore, le nettoyage de la boue au fond des bassins? Une manière de s?assurer qu?aucune goutte ne se perd.

Une station d?épuration également munie du nécessaire pour tester la quantité de chlore dans l?eau, ainsi que son pH. Raj Hemraj effectuera d?ailleurs les tests devant nous. Avec mesures à l?appui, il nous montre pourquoi le gazon planté autour de la station d?épuration, de même que les papayers et autres plants d?aubergines, se portent à merveille.

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