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Les HCA à l?Icac et à la police

18 juillet 2005, 20:00

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Dans la lutte contre leur révocation par le gouvernement, les 388 aspirants health care assistants (HCA) ont pu étoffer leur vocabulaire légal. Leur rencontre hier avec leurs hommes de loi, Mes Samad Goolamaully, Ashley Hurhangee et Kailash Trilochun, au jardin de la Compagnie y a contribué. Les HCA ont pu ajouter les concepts de diffamation, action en dommages et diffusion de fausses informations à leurs connaissances légales.

Le point de départ de la rencontre entre les HCA et leurs avocats était le refus du ministre de la Santé, Satish Faugoo, de se rendre à l?Independent Commission against Corruption (Icac) pour prouver les allégations de bribe électoral qu?il avait faites lors d?un point de presse, mercredi. Les hommes de loi avaient en effet adressé une lettre à Satish Faugoo, vendredi, lui demandant de se présenter à l?Icac avant 14 heures hier. Au cas contraire, ils seraient obligés de s?y rendre avec leurs clients. Vu le refus de Satish Faugoo d?obtempérer, ils ont annoncé hier qu?ils se rendront à l?Icac ce matin avec deux représentants des HCA. ?Il n?a pu prouver qu?il y eu bribe?, a affirmé Me Ashley Hurhangee.

En sus d?avoir recours à l?Icac, les HCA comptent également porter plainte à la police. Ils souhaitent poursuivre Satish Faugoo pour diffamation et diffusion de fausses informations. Car, comme l?explique Me Samad Goolamaully, ?s?il n?y a pas eu de bribe, les propos du ministre portent atteinte à l?intégrité de nos clients?. Kailash Trilochun a renchéri : ?Le gouvernement a agi dans l?illégalité. Il ne peut pas faire subir de telles humiliations aux gens.?

Le trio légal a expliqué aux HCA qu?ils ne devaient pas toucher le chèque de Rs 7 685 que le gouvernement leur a fait parvenir. Cela menacerait leurs chances d?obtenir gain de cause dans leur action pour être réintégrés à leur poste. Les HCA qui ont touché leur chèque seraient alors obligés d?entrer une action en dommages. Mais ils pourraient difficilement espérer être réembauchés.

Le lead counsel des HCA, Me Raouf Gulbul fera une déclaration devant le juge Bushan Domah demain. Il fera ressortir que ses clients toucheront l?argent uniquement s?il représente un mois de salaire et non une rémunération in lieu of notice, comme le précise la lettre accompagnant le chèque : ?You are hereby informed that the employement offered you has been terminated with effect from 8 July 2005 and that one month salary in lieu of notice of termination will be paid to you.?

Me Kailash Trilochun a également avancé que le gouvernement avait fait ?une erreur légale? en se basant sur la troisième clause de la lettre de nomination des HCA pour les révoquer. Cette clause soulignait que l?emploi était offert sur une base temporaire. Me Kailash Trilochun estime que les lettres de nomination seraient elles-mêmes erronées car elles ne respectent pas le règlement de la Public Service Commission. Celui-ci stipule que les employés ont droit à six mois de formation, ainsi qu?à un poste permanent s?il y a des places vacantes.

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