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Les grosses vagues raniment la peur !

14 février 2008, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Outre la cyclone and Disaster Committee qui a été déjà mis sur place, Vassen Kauppaymuthoo, océanographe, demande aux autorités de mettre en place un comité d?urgence réunissant toutes les parties concernées par le danger venant de la mer ainsi que des organisations internationales pour parer à toute éventualité en prévision des grosses houles qui pourraient déferler sur nos côtes dans les jours à venir.

Selon l?océanographe, la mise en place de ce comité est devenu une «urgence» avec les nouveaux phénomènes climatiques dans cette région et après les menaces de tsunami.

«Les habitants de Rivière-des-Galets se trouvent dans une zone à risques. Il faut suivre la situation de très près», insiste l?océanographe avant de rappeler que des vagues de six mètres de haut ont inondé le cimetière de la localité en 1998 et tout récemment, le 10 mai de l?année dernière, avec le déferlement de grosses vagues sur la côte sud-ouest. Ces houles australes avaient contraint ces familles à déserter leurs maisons pour aller se réfugier chez des voisins et en des lieux plus sûrs.

Selon Vassen Kauppaymuthoo, cette partie de l?île est classifiée zone à risques parce qu?elle se situe tout près de la côte.

Un prévisionniste de la station météorologique, est plus nuancé et préfère conseiller au public «de ne pas s?aventurer en haute mer».

Sajen Poteegadoo, agent de sécurité dans un hôtel, s?indigne que le mur de soutènement promis par le ministère de l?Environnement n?ait pas encore été haussé.

Des craintes

«Nous craignons nous aussi pour la vie des résidents. Une chose est sûre. Nous n?avons rien à nous reprocher. Nous avons été sur place pour évaluer la situation avant de soumettre tous les documents au Central Procurement Board (CPB) qui a remplacé le Central Tender Board (CTB). La balle est dans son camp. Chacun doit assumer ses responsabilités si jamais la houle fait des victimes», dit un haut cadre du ministère de l?Environnement.

Dans une réponse qui a été donnée à l?Assemblée législative par le Premier ministre à une question du député Alan Ganoo sur cette affaire, le PM avait laissé entendre que le ministère de l?Environnement et la National Development Unit allaient entreprendre des travaux pour atténuer l?impact des grosses vagues dans cette région.

Antish Boodho, père de deux enfants, âgés de 5 et 2 ans, pêcheur de son état, avait vécu un cauchemar après les dégâts causés par le raz-de-marée de l?année dernière. Il avait perdu son bateau et les vagues avaient aussi emporté sur son passage les meubles qu?il avait achetés à crédit.

Maya Hanoomanjee, députée de la région, avait l?intention de rendre sur place hier après-midi.

«Nous avons proposé au gouvernement d?identifier un endroit pour reloger ces personnes parce que nous sommes très conscients des dangers auxquels elles sont exposées, mais le gouvernement a refusé», dit-elle.

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