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Les factions palestiniennes entament leurs discussions
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Les factions palestiniennes entament leurs discussions
Avant même le début de cette rencontre, le Hamas et le Djihad islamique avaient posé leurs conditions, exigeant avant de s?engager à suspendre leurs attaques contre Israël un calendrier pour le retrait des troupes israéliennes de Cisjordanie et pour la libération des prisonniers palestiniens détenus par l?Etat juif.
En guise de préambule à cette réunion interpalestinienne, Abbas a également mis l?Etat hébreu face à ses responsabilités. ?Nous rejetons la mise en oeuvre unilatérale des engagements et, au moment où nous sommes sur le point de parvenir à une trêve, nous mettons en garde contre toute manoeuvre dilatoire de la part des Israéliens dans l?application de leurs engagements?, a-t-il averti.
Passer du calme relatif qui prévaut depuis l?élection d?Abbas à la tête de l?Autorité palestinienne, le 9 janvier, à un trêve en bonne et due forme suppose qu?Israël remplisse sa part de responsabilités, en mettant notamment un terme aux incursions en territoires autonomes et en libérant des détenus Palestiniens, a renchéri Mohammed Nazal, l?un des chefs de file du Hamas.
<B>Quelque chose de neuf</B>
?Ce dialogue est sur le point d?aboutir à quelque chose de neuf?, a-t-il toutefois ajouté. Abou Imad al Rifaï, membre de la délégation du Djihad islamique, avait auparavant insisté lui aussi sur le respect des engagements israéliens.
?Si les réponses (d?Israël) concordent avec notre vision sur la libération des prisonniers, les retraits (des villes de Cisjordanie), (l?arrêt) de la construction de la barrière de sécurité, (l?arrêt) de la construction de colonies et la fin des assassinats (ciblés d?activistes), alors c?est possible?, a-t-il déclaré à la presse.
Rien n?indique qu?Israël accédera à ces requêtes, a toutefois averti Djibril Radjoub, conseiller d?Abbas pour les questions de sécurité. ?Nous n?avons aucune garantie de personne. Notre position est fondée sur la volonté de la communauté internationale de s?impliquer dans le processus de paix renaissant?, a-t-il déclaré à Reuters.
Lundi soir, Israël a fait deux pas importants en direction des Palestiniens en acceptant de leur confier dès hierle contrôle de Jéricho, puis de Toulkarem et de Kalkilia dans un avenir proche, et sans exclure la libération de prisonniers condamnés pour des attentats, ce qui serait un première.
<B>Bras de fer</B>
Mais ces gestes ont été tempérées par les déclarations d?Ariel Sharon, qui a rejeté les efforts menés par l?Autorité palestinienne pour obtenir une trêve officielle des groupes radicaux.
?Le cessez-le-feu qu?essaient d?obtenir les Palestiniens ne signifiera pas l?abandon de l?option terroriste et n?est pas une solution. Nous ne pouvons pas l?approuver?, a déclaré Sharon. ?Les organisations terroristes n?abandonneront pas les actions terroristes contre Israël et, profitant du calme temporaire, elles vont prendre en otage le processus politique jusqu?à ce qu?elles décident de le saboter?, a-t-il ajouté.
Puis, mardi, Israéliens et Palestiniens ont engagé un bras de fer sur la libération controversée d?Ahmed Saadate, un dirigeant du Front populaire de libération de la Palestine (FDLP), laissant planer un nouveau doute sur la possibilité qu?Israël accède aux requêtes palestiniennes.Les discussions palestiniennes se déroulent dans la ville du 6 octobre, baptisée ainsi en référence à ce jour de 1973 où l?égypte et la Syrie lancèrent leur offensive contre Israël.
<B>Diala SAADEH</B>
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