Publicité

Les enfants sont en danger

20 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Pour commencer, en ce qui concerne les différentes formes de violences commises à l’égard des enfants il a fallu attendre le sommet de Stockholm, en août 1996, pour arriver, après bien des heures de débats, à en distinguer très clairement trois sortes : les violences physiques, les violences sexuelles et les violences psychologiques.

De toutes les formes de violence, les violences physiques sont celles qui se voient et qui interpellent le plus. Elles sont plus repérables, plus mesurables et doncplus facile à identifier.

La maltraitance physique se reconnaît par les traces qu’elle laisse sur le corps de l’enfant : hématomes, brûlures, fracture, et par l’intention effective de l’auteur d’infliger un sévices pour se faire obéir, pour dominer et maîtriser l’autre. Malgré tout l’enfant va tenter de dissimuler les traces de coups portés sur lui car il ne supporte pas que l’on puisse voir son corps meurtri. L’enfant ne souhaite pas montrer du doigt l’auteur de ces violences surtout quand c’est papa ou maman. Les adultes doivent donc limiter le poids de la parole comme unique indicateur de souffrance. Il ne faut donc pas attendre que l’enfant s’exprime pour agir !

Les violences sexuelles quant à elles revêtent des formes diverses : de la “haute criminalité” comme dans l’affaire Dutroux, en Europe, à des agressions beaucoup plus légères, plus insidieuses, plus sournoises mais tout aussi traumatisantes.

Violence psychologique</B>

L’adulte maltraitant profite de sa position de toute-puissance pour imposer à l’enfant un autre langage, son discours, sa domination en matière sexuelle. Il exerce alors un abus d’autorité. Plus graves encore dans le type de violences sexuelles actuelles des réseaux, véritables organisations sociales, se constituent. En France, en juin 1997, un réseau de trafic de vidéos pédophiles a été démantelé (affaire Toro Bravo). Depuis, de nombreux autres réseaux ont été neutralisés.Aujourd’hui, c’est sur Internet que se développe surtout ce type de criminalité.

En ce qu’il s’agit des violences psychologiques, les définir est un exercice compliqué. Pour une situation donnée, les évaluations peuvent être différentes.

Les recherches galèrent dans ce domaine. Il est très complexe de cerner cette forme de violence car ce qui est ressenti à présent comme une violence psychologique à l’égard d’un enfant de nos jours, était vécu, il y a encore cinq ou dix ans, comme un comportement social normal d’éducation stricte. Enfermer un enfant dans un placard relevait d’un pratique éducative courante. Aujourd’hui chacun s’accorde à penser que c’est insupportable et qu’il s’agit de violence psychologique. Les agressions verbales, les dévalorisations systématiques, les humiliations concernant leur niveau scolaire, leur apparence, leur physique, leurs capacités intellectuelles, bref tout ce qui remet en cause l’intégrité d’un enfant, fait partie des violences psychologiques.

Pour prévenir les diverses formes de maltraitance, il est impossible de s’intéresser aux victimes sans se préoccuper des auteurs. La violence dont est victime l’enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier (membres de la famille, éducateur, instituteur, etc...). L’agression extérieure commise par un individu étranger à l’univers affectif de l’enfant reste plus rare.

D’année en année, le nombre d’enfants qui risquent ou qui font face à la maltraitance augmente, et de facon vertigineuse. Certains citent les carences éducatives comme premiers facteurs de risque. Les conflits et séparations familiales viennent en seconde position suivi de près par les problèmes psychopathologiques des parents (alcool, drogue...). Le chômage, la précarité et les difficultés financières représentent également un signal d’alerte à ne pas négliger.

L’affaire de tous</B>

Pour les professionnels, les oragnismes sociaux, éducateurs, médecins, instituteurs doivent s’engager plus activement dans la lutte contre la maltraitance et doivent aider à dénoncer tout type de violence contre les enfants. Qui plus est, toute personne ayant connaissance de l’existence d’un enfant maltraité ou supposé l’être, doit aviser les autorités médicales, judiciaires ou administratives. Ne pas le faire serait tomber sous la coupe de la non assistance à personne en danger.

Il n’y a pas de fatalité :Lutter contre les mauvais traitements, ce doit être l’engagement de toute notre société. Les efforts doivent se poursuivre notamment par l’engagement encore plus grand des acteurs sociaux et judiciaires .

Pour prévenir les risques de maltraitance envers les enfants il est nécessaire également pour les parents, de maintenir la fonction parentale spécialement dans les périodes sensibles de la vie familiale. Pour tous les enfants améliorer leur condition de vie, et promouvoir leur écoute dans tous les lieux où l’on discute des sujets concernant leur protection. Pour les familles vulnérables, réduire les facteurs de risques susceptibles de générer en maltraitance. Il y va du devoir de tout un chacun de tout mettre en œuvre afin de sauver nos enfants.

<I>Source:

www.droitsdesenfants.com</I>

Publicité