Publicité
Les enfants de moins de 5 ans victimes du paludisme
Par
Partager cet article
Les enfants de moins de 5 ans victimes du paludisme
Actuellement, le paludisme figure parmi les premières causes de morbidité à Madagascar. Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes en sont les plus vulnérables.
Une enquête de base, relative au projet Action communautaire pour faire reculer le paludisme indique que le taux de mortalité lié à cette maladie est de 35 % contre 17 et 3 % pour la diarrhée et l’infection respiratoire aiguë. Concernant sa prévalence, elle est de 38 % chez les enfants et de 49 % chez les femmes enceintes.
“Ce taux se divise comme suit : 61 % des enfants de moins de cinq ans, 19 % de cinq à quatorze ans, 13 % des jeunes et des adultes de 15 à 49 ans, et enfin 7 % des adultes de 50 ans et plus”, souligne le Dr Paul Raharimanantsoa, chef de projet, au cours de la dissémination des résultats de cette enquête réalisée dans 47 districts les plus exposés à la maladie entre le 21 mai et le 23 juin 2005.
En 2003, plus de 2,2 millions de cas de paludisme présumés ont été recensés à Madagascar dont 35 % chez les moins de cinq ans. Alarmante, la maladie a causé deux décès par jour uniquement au niveau des centres hospitaliers de district et provoqué trois millions de jours d’absentéisme scolaire, ainsi que la perte de quatre millions de jours de productivité.
Ces données démontrent que beaucoup d’activités restent encore à entreprendre, notamment dans les zones les plus enclavées, pour que soient atteints les objectifs d’Abuja. Ceux-ci consistent à réduire de 60 % le taux de morbidité liés au paludisme chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. D’autant plus qu’à l’heure actuelle, il n’y a que 5 % des enfants qui bénéficient d’un traitement correct.
Financée par le fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ou Global Fund, l’enquête a été réalisée par l’Instat en collaboration avec le ministère de la Santé et du planning familial et le consortium des Organisations non gouvernementales (Ong) œuvrant sur le volet communautaire à savoir Care international, Asos et Salfa.
“L’objectif étant de collecter et d’analyser les données de base relatives aux problèmes de santé liés au paludisme chez les groupes vulnérables, en l’occurrence les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes”, explique Richard Ralainirina, coordonnateur du projet Cresan. Ceci, afin d’aider le projet Action communautaire pour faire reculer le paludisme à la revue des indicateurs, suivre l’évolution des activités, réorienter les stratégies en cas de besoin, et mesurer les acquis.
<B>Carburant : Total majore ses tarifs en solo</B>
Une semaine à haut risque. La compagnie Total Madagascar vient de réviser ses tarifs à la pompe depuis mardi dernier. Pour l’instant, elle est la seule à l’avoir fait mais il n’est pas impossible que les autres compagnies suivent le pas dans les jours à venir. Comme pour les précédentes hausses, les quatre pétrolières du pays ne révisent jamais leurs prix le même jour et au même taux. L’entente entre opérateurs est une pratique interdite par la loi et c’est un facteur qui risque d’influer gravement sur l’opinion publique au détriment de l’image commerciale des compagnies.
Mais cette augmentation s’effectue dans un contexte particulièrement tendu. Les transporteurs, y compris ceux qui travaillent dans le ravitaillement des stations, c’est-à-dire les camions citernes, ont promis de “réactions musclées” contre toute tentative d’augmentation opérée par les compagnies pétrolières. C’est une divergence d’idée au niveau du coût de transport de carburant qui est à la source de ce conflit.
Avec ce nouveau changement des tarifs à la pompe, la balle est donc dans le camp des transporteurs. Cependant, il se peut que Total Madagascar ait trouvé une parade pour “contourner” la légitimité de leurs revendications. Alors que le prix de l’essence augmente de 4 %, celui du gasoil, le produit qui touche de près les professionnels du transport, diminue de 0,25 %.
<B>Visite de Horst Koehler dans la Grande île</B>
Le président allemand Horst Koehler sera dans la Grande île du 14 au 17 novembre prochain. Depuis l’accès du président Marc Ravalomanana au pouvoir, la coopération germano-malgache s’est renforcée. Lahmeyer, une entreprise allemande, s’est vue adjuger la gestion de la Jirama, au détriment de l’Electricité de France même si la compagnie de l’eau et l’électricité malgache était bien une société française avant sa nationalisation. Le passage de Lufthansa Consulting au sein de la compagnie aérienne Air Madagascar n’est pas non plus un secret.
Après le président français Jacques Chirac, cet ancien numéro un du Fonds monétaire international (FMI) sera ainsi le second chef d’état européen à effectuer une visite dans la Grande île. La visite d’une personnalité a été une occasion pour le président Marc Ravalomanana de dire que “la communauté internationale fait confiance au pouvoir actuel”.
Soulignons que le président allemand avait déjà effectué une visite dans la Grande île, à l’époque où il était à la tête du FMI. Une délégation allemande est déjà arrivée, mardi dernier, dans la capitale pour élaborer le calendrier de cette visite officielle avec la partie malgache.
<I>L’express de Madagascar</I>
Publicité
Publicité
Les plus récents