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Conférence de presse du MSM
L’ex-PM promet le retour de la pension universelle à 60 ans et fustige le Budget 2026-2027
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Conférence de presse du MSM
L’ex-PM promet le retour de la pension universelle à 60 ans et fustige le Budget 2026-2027
La réforme de la pension de vieillesse a occupé une place centrale lors de la conférence de presse du leader du Mouvement socialiste militant (MSM), tenue hier. L’ancien Premier ministre (PM) a vivement critiqué le Budget 2026-2027 présenté par Navin Ramgoolam et a promis qu’un éventuel retour du MSM au pouvoir s’accompagnerait du rétablissement de la pension universelle à partir de 60 ans.
Selon lui, depuis un an, la population exprime clairement son opposition aux changements apportés au système de pension. «La population réclame une seule chose : le retour de la pension universelle à 60 ans», a-t-il déclaré. Pravind Jugnauth a rappelé qu’il avait déjà affirmé qu’un gouvernement dirigé par lui maintiendrait le système de pension tel qu’il existait auparavant. Il a insisté sur le fait que le gouvernement MSM n’a jamais remis en cause les droits acquis des personnes âgées. «Nous n’avons jamais touché à la pension. Même durant les moments les plus difficiles de l’histoire récente du pays, notamment pendant la pandémie de Covid-19, nous avons continué à verser les pensions et à respecter nos engagements envers nos aînés», a-t-il soutenu.
L’ancien chef du gouvernement a également défendu la décision prise en 2019 d’augmenter substantiellement la pension de vieillesse. Réagissant aux critiques selon lesquelles cette mesure visait à séduire l’électorat, il a affirmé qu’il s’agissait d’un choix politique assumé visant à renforcer l’État-providence et à améliorer les conditions de vie des retraités. Le leader du MSM s’en est ensuite pris à la réforme annoncée dans le dernier Budget. Il a estimé que le gouvernement de l’Alliance du changement avait commis une grave erreur en modifiant le système de pension et qu’il avait été contraint de faire marche arrière face à la colère populaire.
«Lorsque j’ai écouté le Budget vendredi dernier, avec mon expérience d’ancien PM et de ministre des Finances, j’ai immédiatement compris que le gouvernement serait obligé de reculer. C’est exactement ce qui s’est produit quelques jours plus tard», a-t-il déclaré.
Pravind Jugnauth a dénoncé ce qu’il considère comme un manque de préparation et de cohérence de la part de l’exécutif. Selon lui, le fait que le PM ait dû revenir sur une mesure phare peu après son annonce démontre une gestion improvisée et un manque de vision. Il a également critiqué l’absence de précisions concernant le fonctionnement du futur système de pension. Selon lui, de nombreuses interrogations demeurent quant aux critères d’éligibilité, au means test, ainsi qu’au traitement réservé aux veuves et aux personnes en situation de handicap. «Aujourd’hui encore, personne ne sait exactement quel système sera appliqué», a-t-il affirmé.
Le leader du MSM est aussi revenu sur des déclarations du ministre de la Sécurité sociale, Ashok Subron, qui avait évoqué la possibilité de rendre certaines réformes permanentes afin qu’elles ne puissent être modifiées sans consultation préalable.
Pour Pravind Jugnauth, une telle démarche serait inacceptable. Il a affirmé que, quel que soit le mécanisme mis en place par le gouvernement actuel, un futur gouvernement MSM rétablirait la pension universelle à 60 ans. «Ninport ki sistem sa gouvernman-la pou rod met an plas, nou pou sanz li pou vinn avek pansion kouma nou ti deza fer li», a-t-il déclaré.
L’ancien PM a également critiqué plusieurs mesures économiques contenues dans le Budget. Il a évoqué les augmentations de prix qui, selon lui, affecteront directement le pouvoir d’achat des Mauriciens. Selon lui, les nouvelles taxes toucheront notamment les produits vendus dans des contenants en plastique, ce qui entraînera une hausse du prix de nombreux articles du quotidien. «Zordi enn kann labier mwin ser ki enn brik zi akoz bann inkonpetan.»
Pravind Jugnauth a aussi dénoncé l’augmentation de certaines taxes qu’il estime pénalisantes pour les ménages. Il a affirmé que les familles font déjà face à des difficultés économiques importantes et que les nouvelles mesures risquent d’aggraver leur situation. Sur le plan politique, il a accusé le gouvernement d’avoir créé un climat d’incertitude et d’anxiété au sein de la population. Selon lui, les décisions annoncées dans le Budget démontrent un manque de direction et d’expérience. «Zordi la popilasyon pe trouve avek ki lespri malefik sa gouvernman-la inn prezant sa Bidze-la», a-t-il lancé.
En conclusion, le leader du MSM a réaffirmé son engagement à défendre les retraités et les familles. Il a promis que le rétablissement de la pension universelle à 60 ans serait l’une des priorités de son parti en cas de retour au pouvoir.
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«Lakes vid ?», «Totalman fos»
Interrogé par l’express sur l’état des finances publiques au moment où il a quitté le pouvoir, Pravind Jugnauth a catégoriquement rejeté les affirmations selon lesquelles son gouvernement aurait laissé «enn lakes vid». «Totalman fos», a répondu l’ex-PM.
Le leader du MSM s’est également attaqué au rapport State of the Economy, publié par le gouvernement actuel. Selon lui, ce document soulève de nombreuses interrogations quant à son origine et à sa crédibilité. «Personn pa pou met so non lor sa rapor-la. Si kikenn pou al met so non lor sa rapor-la, mo kapav garanti ou ki dan trwa-z-an li pou bizin vinn reponn kifer inn fos bann sif», a-t-il déclaré.
Pravind Jugnauth estime que les chiffres présentés par le gouvernement ne reflètent pas fidèlement la réalité économique du pays et a accusé les autorités de vouloir justifier certaines mesures budgétaires controversées à travers ce rapport.
Au cours de la même conférence de presse, il a également démenti toute rumeur faisant état d’un rapprochement politique avec des membres du Parti travailliste. Selon lui, aucun contact ni aucune discussion à cet effet n’ont eu lieu.
Il a promis de prochainement dévoiler la somme que le gouvernement MSM avait laissé dans les caisses de l’État lorsqu’il a quitté le gouvernement.
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