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Les défis à la coopération Sud-Sud

19 mars 2008, 00:00

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«Nous ne pouvons pas ignorer les besoins grandissants en énergie et en aliments dans les pays en voie de développement et dans les pays sous-développés. Les prix de l?alimentation et de l?énergie vont constituer les plus grands défis de ce siècle.» Telle a été en substance la déclaration du ministre des Finances, Rama Sithanen, lors de la cérémonie de clôture hier du sommet d?affaires Africa-Americas-Asia 2008 qui a duré deux jours au Centre international de Conférences Swami Vivekananda à Pailles.

Le ministre des Finances a expliqué que la conférence a débouché sur des consensus relatifs aux approches et stratégies économiques. Il évoque notamment l?ouverture de l?économie, la promotion de partenariats et de commerces régionaux, le transfert de technologies, l?accent sur les produits à valeur ajoutée, l?importance de l?impact des investissements directs étrangers sur le pays de réception, l?accès à la finance, l?investissement dans le tourisme, la gestion du risque et la gestion des crises aussi bien alimentaire qu?énergétique.

Suite à ce sommet, un rapport sera préparé par le Commonwealth Business Council et envoyé à tous les pays ayant participé au forum. «Ce forum a été utile non seulement parce que nous avons analysé en profondeur les thèmes liés à la coopération Sud-Sud et avons trouvé des solutions pratiques. Mais nous avons aussi renforcé la conscience sur le besoin d?action collective et avons proposé une forte création de réseaux afin d?y arriver», souligne Rama Sithanen.

Thomas Salomao, secrétaire exécutif de la Southern African Development Community (SADC), intervenant à cette cérémonie de clôture a insisté sur la nécessité «de faire les bonnes choses et les bonnes réformes» ainsi que sur le besoin de changer une perception négative de l?Afrique. Thomas Salomao est aussi à Maurice dans le cadre des étapes préparatoires de la conférence de la SADC sur la pauvreté qui se tiendra à Maurice à partir du 18 avril.

<B>Hausse des échanges Commerciaux</B>

Les besoins énergétiques mondiaux de plus en plus croissants ont été au centre des préoccupations lors de ce sommet d?affaires. Selon les estimations de l?Agence internationale de l?énergie, les besoins mondiaux en énergie augmenteront de 55 % avant l?année 2030. D?où la recherche de nouvelles sources d?énergies propres à travers des investissements massifs en recherche et développement. Pour de petits états insulaires en développement comme Maurice, la recherche de sources d?énergie renouvelables propres s?impose. Déjà, le pays peut partager avec les autres pays son expérience dans l?utilisation de la bagasse comme source d?énergie.

La coopération régionale Sud-Sud dans la mobilisation des flux d?investissement a été une autre préoccupation de ce sommet. La question était de savoir si les flux d?investissements provenant de nouveaux pays aident réellement à la réduction de la pauvreté en Afrique. Malheureusement, dans plusieurs cas, notamment dans le secteur minier, ces investissements, du moins ceux réalisés ces dernières années ont vu l?introduction de technologies pour lesquelles l?utilisation de ressources humaines est négligeable, sinon inutile. Même si ces dernières sont requises, les travailleurs, pour la plupart, viennent du même pays que les investisseurs.

Mais force est de remarquer que les échanges commerciaux entre l?Afrique et l?Asie ont évolué d?environ 20 % en moyenne chaque année durant ces dernières années. Ainsi, les échanges commerciaux entre l?Afrique et l?Asie ont augmenté considérablement de USD 11 milliards à USD 56 milliards entre 2000 et 2006. Ce qui est encourageant, même si la structure de ces échanges commerciaux doit être améliorée afin de refléter les aspirations d?un partenariat équilibré.

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