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Les consommateurs disent non aux OGM
Comme chaque année, l?Organisation internationale des consommateurs, a observé, le 15 mars, avec ses 80 organisations membres dans plus de 120 pays, la Journée mondiale des droits des consommateurs. Le thème de cette année : ?Les consommateurs disent non aux OGM.? Le choix de Consumers International (CI) se situe dans le cadre d?une campagne anti-OGM, lancée par l?organisation en octobre dernier, à la veille de la Journée mondiale de l?alimentation.
En effet, le 10 octobre dernier, l?Organisation internationale des consommateurs donnaient le coup d?envoi d?une campagne internationale réclamant un nouveau moratoire sur les semences, les cultures et les produits alimentaires OGM et un contrôle plus sévère sur les produits existants à base d?OGM. CI réclame des gouvernements, un engagement en vue d?assurer la traçabilité, l?étiquetage et l?évaluation des risques des OGM.
La décision de lancer la campagne fut prise après qu?un haut cadre de l?Organisation mondiale de la santé (OMS) eut déclaré au Forum global des régulateurs de sécurité alimentaire, tenu à Bangkok, que les effets adverses des OGM sur la santé des consommateurs n?étaient pas connus.
L?assistant directeur général de l?OMS, Kerstin Leitner, devait déclarer en réponse aux délégués des consommateurs qui s?étaient manifestés au début du forum, qu?à ce stade, l?OMS n?avait aucune preuve pour affirmer qu?il est dangereux de consommer des produits contenant des OGM. On ne connaît pas non plus, devait-elle ajouter, son côté négatif. ? So, we have to say that we do not know the adverse health effects of GM food.?
C?est la première fois qu?un officiel de l?OMS s?exprime sur le danger potentiel des OGM. Jusque-là, l?OMS avait maintenu que les OGM devaient adopter les principes directeurs internationaux sur les risques scientifiques, mais n?avaient pas admis qu?ils pourraient avoir des effets dangereux potentiels.
<B>Dangereux pour la santé</B>
Réagissant à la nouvelle position de l?OMS, David Cumming, directeur de la campagne de CI, a affirmé qu?il s?agit d?une avancée pour ceux qui sont concernés par les dangers des OGM. Pour la première fois, a-t-il ajouté, l?OMS a admis qu?ils peuvent être dangereux aux consommateurs.
Pour revenir à la Journée mondiale des droits des consommateurs, les organisations demandent aux gouvernements de veiller à l?étiquetage des produits OGM, d?adopter les normes de sécurité internationales et de prendre des mesures pour protéger les cultures sans OGM. Soulignons qu?à Maurice, le gouvernement a adopté un Genetically Modified Organisms Act, mais qui n?a pas encore été mis en application. L?ICP avait exprimé des réserves sur l?introduction des OGM à Maurice. L?ICP considère que la loi est insuffisante quant à l?étiquetage des produits contenant des OGM.
Actuellement, les consommateurs ne disposent pas de toutes les informations nécessaires pour choisir en connaissance de cause le contenu de leur alimentation. Ainsi, ils consommeraient actuellement du transgénique sans le savoir. Les OGM peuvent se retrouver par deux voies distinctes dans la chaîne alimentaire : par le biais des produits directement destinés à l?alimentation humaine et par le biais de l?alimentation des animaux d?élevage dont nous consommons les produits.
<B>Étiquetage insuffisant </B>
Les organisations de consommateurs ont profité de la Journée des droits des consommateurs pour réclamer le respect du droit à l?information. Les produits alimentaires contenant des ingrédients génétiquement modifiés doivent porter cette information sur leurs étiquettes. Les consommateurs exigent aussi des garanties quant à la survie et la disponibilité des produits provenant des cultures conventionnelles ou organiques.
L?ICP estime déplorable que le principe de précaution ne soit pas appliqué aux OGM. La position des organisations de consommateurs, Consumers International en particulier, est basée sur la nécessité de délaisser des pratiques commerciales si les risques pour la santé des consommateurs ne sont pas totalement écartés.
Or, beaucoup de gens consommeraient déjà des OGM sans le savoir. L?insuffisance dans l?étiquetage permet aux fabricants de commercialiser des produits alimentaires dont l?un ou l?autre ingrédient proviendrait du génie génétique. La commercialisation de ces produits prive les consommateurs de leurs droits à l?information et à un choix éclairé.
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