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Les chefs d?états poussent au «oui»

21 mai 2005, 00:00

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A huit jours d?un référendum français incertain, Jacques Chirac, Gerhard Schröder et Aleksander Kwasniewski ont uni leurs forces pour appeler les Français à dire «oui» à la Constitution européenne. Le président français, qui accueillait ses partenaires allemand et polonais pour le sixième sommet du Triangle de Weimar, à Nancy, a notamment tenu à mettre en garde ses compatriotes contre toute idée de renégociation du traité constitutionnel en cas de rejet lors du vote du 29 mai. «Il n?y aura évidemment pas de renégociation», a affirmé Jacques Chirac lors de la conférence de presse du sommet.

Un récent sondage montrait qu?une forte majorité de Français croit possible une renégociation du traité en cas de victoire du «non» le 29 mai. Il est simplement prévu dans le projet de Constitution que, «si à l?issue d?un délai de deux ans à compter de la signature du traité (...), les quatre cinquièmes des Etats membres ont ratifié le dit traité et qu?un ou plusieurs Etats membres ont rencontré des difficultés pour procéder à ladite ratification, le Conseil européen se saisit de la question».

«Nos partenaires auraient beau jeu de nous dire sur quelle base voulez vous renégocier ? Sur les propositions du Front national (d?extrême droite) ou sur les propositions du Parti communiste français ou sur un cocktail entre les deux ?» a lancé Jacques Chirac. «Chacun est allé aussi loin qu?il lui était possible, chacun a fait des sacrifices, chacun est allé à la limite de ce que son opinion publique pouvait accepter», a-t-il souligné. Pour dire qu?on va renégocier, «il faut vraiment ne pas connaître le fonctionnement de l?Union européenne, de la diplomatie ou il faut vraiment vouloir tromper les Françaises et les Français», a affirmé le chef de l?Etat.

«On peut dire ?oui?, on peut dire ?non?, on peut être pour l?Europe ou on peut être contre l?Europe mais on ne peut pas dire ?on va renégocier?. On ne renégociera pas parce que nous n?aurons personne avec qui renégocier. Je tenais à le dire pour que les choses soient claires et être franc», a-t-il insisté. Gerhard Schröder a affirmé de son côté qu?une renégociation du traité constitutionnel européen était «une pure illusion». «Nous nous battons pour un ?oui?, alors ne commençons pas à réfléchir à ce qui se passerait si ce n?était pas le cas», a-t-il dit.

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