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Les champions à tâtons
Il n?est point surprenant qu?après la longue trêve, Jeux des îles obligent, les équipes peinent à retrouver leur jeu. C?était le cas hier pour les deux favoris au titre, le Port-Louis Red Star, chez les hommes, et l?Union de Curepipe en féminin.
Opposée à sa rivale de la ville lumière, l?Union de Curepipe, en l?absence de Prisca Seerunghen et de Katrine Échazar deux cadres qui ont pris leur distance, a éprouvé quelques difficultés à sortir son jeu rapide et agressif. À la passe, on a retrouvé Annabelle Sangar alors que la passeuse titulaire, Sharmila Mungur, a été convertie en attaquante pour la circonstance. Mongelard, Petit, Lamoureux et la jeune Valère ont complété le six de départ de Mario Lepois. Stéphanie Maca a, pour sa part, fait un retour forcé après une année d?absence.
Ce groupe, quoique très vulnérable, a néanmoins passé le premier test grâce à l?efficacité de ses attaquantes. Le manque de cohésion adverse et leur démotivation ont fait le reste. Martine Bistoquet, capitaine du CSSC, aura beau se décarcasser, en volley ça se joue à six. À force de s?employer, elle commettra même plus de fautes. À l?arrivée, l?Union l?emportera sans être brillante (25-17, 25-16, 25-16).
Le Red Star impose sa puissance
Mario Lepois ne se fait pas du mouron pour autant : ?L?équipe a encore à donner. Dans l?ensemble on n?a pas été mauvais. C?est la victoire qui était essentielle?.
Son homologue, Nasrullah Lallmohamed, est déçu dans la mesure où ses filles ?n?ont pas développé le jeu normal. Elles étaient trop crispées et n?ont pu profiter des occasions.? C?est le cas de le dire car si le CSSC voulait battre l?Union, c?était l?une des rares occasions qu?il a eues et qu?il aura peut-être.
Les garçons du Starlight n?ont pu faire mieux face aux champions. Une réception capricieuse, un chapelet de fautes au service et une absence cruelle en défense auront suffi pour que le Curepipe Starlight courbe l?échine devant les Portlouisiens (3-1, 25-16, 25-18, 21-25, 25-21).
Ceux-là n?étaient toutefois pas au mieux. D?ailleurs le mentor de la capitale avouera après le match que son groupe tourne autour des 60 %. ?Il nous manquait deux passeurs, Sunil Mudhoo et Jean-claude Silvère. Mais à bien y voir on s?en est bien sorti.?, explique Fayzal Bundhun.
Lors du premier set, il n?y a pas eu de suspense. Les champions, avec à la baguette Romy Mootoosamy, ont assommé l?adversaire principalement grâce aux services puissants de Neeraj Mounien et de Melchior Miniopoo.
Linley Fareedun et Romy Mootoosamy mettront à rude épreuve la réception curepipienne également.
Daniel Lam Hing ne se faisait pas d?illusion avant le match : ?Je leur ai demandé de jouer avec le coeur sachant que nous ne nous sommes pas beaucoup entraînés avant la compétition. Les jambes n?ont cependant pas suivi. Le pire est maintenant passé.?
Pas tant que ça. Car si la réception et la passe ne s?améliorent pas, le Starlight risque de souffrir face à Quatre-Bornes et l?AS Vacoas-Phoenix. Un brin de concentration comme lors du quatrième set, gagné 21-25, sera d?une grande aide pour le CSSC. Plus appliqués, les Chats mèneront la danse face à des Portlouisiens qui croyaient que le match était plié. ?On a manqué de concentration après avoir gagné les deux premiers sets. C?est ce qui nous a coûté le 4e set ?, avoua Jean Lafortune, libéro du PLRS.
Mais la puissance de Gilbert Alfred et consorts anéantira les espoirs curepipiens (25-21).
Mise en jambes réussie pour Port-Louis tandis que le CSSC a encore tout à faire.
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