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Les causes de l?épidémie portlouisienne identifiées

3 mai 2005, 00:00

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Le ministère de la Santé rassure : le chikungunya n?est pas mortel. C?est une infection virale qui se manifeste par une fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et des éruptions cutanées. Les personnes qui souffrent de ces symptômes sont priées de se rendre au centre de santé ou à l?hôpital le plus proche.

A la suite de l?expansion du virus dans Port-Louis, le ministère exhorte les habitants à détruire tous les gîtes à moustiques. ?Les vrais gîtes à moustiques sont ceux formés par l?accumulation d?eau dans des pots de yaourt, des boîtes de conserves ou des pneus usagés. Cela n?a rien à voir avec les toits des maisons ou les étendues d?eau.? Plusieurs sites de la capitale ont été identifiés et des fonctionnaires du ministère procèdent chaque deux semaines à la pulvérisation d?insecticide. Il faut aussi prendre des précautions personnelles en utilisant des répulsifs pour moustiques (crème ou spray) ou des moustiquaires et des anti-moustiques des types Vape ou sandal.

Port-Louis est la plus exposée du fait que c?est le centre où convergent des milliers de Mauriciens et qu?elle accueille bon nombre de ressortissants étrangers. D?après le ministère de la Santé et les travailleurs sociaux, le porteur originel du chikungunya serait comorien. Un pensionnat de la capitale est soupçonné d?avoir été le foyer, le mois dernier, de cet étranger infecté. De plus, la Grande Comore a été la victime d?une épidémie de chikungunya en mars. 4 500 cas ont été dénombrés.

?Toutefois, affirme l?officier de la Santé, des cas ont aussi été notés en Afrique de l?Est et à l?est de l?Asie méridionale. Il est sûr que ce virus est importé, mais il serait disgracieux de montrer du doigt les ressortissants comoriens à Maurice.?

Il estime que le moustique porteur de ce virus est de type domestique. De ce fait, il voyage sur un périmètre de 50 mètres ou moins. Voilà pourquoi les habitants de ces régions à risques doivent être conscients de la proximité de cet ennemi public et contribuer à la campagne d?assainissement du ministère. Des inspecteurs du département d?entomologie (étude scientifique des insectes) du ministère de la Santé sont constamment sur le qui-vive, explique l?officier. ?De toute façon, nous faisons tout le temps des relevés des moustiques à Maurice, avec ou sans chikungunya.?

Mais en ce qui concerne le nombre de cas, les avis divergent. Un travailleur social affirme que plus d?un millier de Port louisiens seraient affectés. Le ministère répond : ?Difficile à dire.?

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