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Les boutiques s?organisent pour faire face à la concurrence
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Les boutiques s?organisent pour faire face à la concurrence
Elles rivalisent d?astuces pour attirer la clientèle. Car il faut dire que les grandes surfaces leur laissent de moins en moins de marge de par leurs promotions. Du coup, si un certain nombre de petites boutiques du coin ont choisi de diversifier leurs activités en convertissant en partie leur commerce en magasins de prêt-à-porter et en quincailleries, d?autres survivent grâce à un service personnalisé à leurs clients.
«Carte de ration», «calendrier pour la prochaine année», livraison des bonbonnes de gaz ménager aux clients en dehors des heures normales, vente à des heures non autorisées à travers des guichets, vente de pain très tôt le matin et vente de l?huile au détail? Ce sont là quelques-unes des astuces utilisées par les boutiquiers.
Cela ne suffit pas, affirment-ils cependant. Car un certain nombre de produits alimentaires, tels que certaines marques de jus de fruits, ne sont pas livrés dans les boutiques du coin. Ce qui fait que les clients iront dans les supermarchés ou dans les hypermarchés les plus proches pour s?en procurer.
Dans ce genre de cas, les boutiquiers n?hésitent pas à se rendre dans les grandes surfaces pour en acheter et pour ensuite les revendre, explique Santosh Ramnauth, président de la Shop Owners Association (SOA).
<B>«Paquet de couches au détail»</B>
Pour lui, la concurrence fait vraiment rage dans ce secteur, «sinon comment expliquer que nous achetons un paquet de couches pour bébés entre Rs 225 et Rs 240 auprès de nos fournisseurs alors que le même produit se vend Rs 190 dans certains hypermarchés ?» lâche le président de la SOA. Dans ce cas précis, les boutiquiers achètent également ces produits en grande quantité dans les supermarchés, pour les vendre ensuite au détail aux clients.
«Nous savons tous que le pouvoir d?achat des consommateurs a considérablement diminué et en vendant un paquet de couches au détail, tout le monde arrive à trouver son compte», explique Santosh Ramnauth. Il affirme que beaucoup de ses membres vendent à crédit à environ 50 % de leurs clients. Ils sont prêts à dépasser ce seuil, histoire de ratisser large en cette période festive, déclare-t-il.
«Chez moi, je vends à crédit à plus de 60 % de mes clients. La tendance est à la hausse. Même ceux de la classe moyenne ont commencé à acheter à crédit.» Cette pratique rend service aux clients et permet aux boutiquiers de les garder.
«Si les boutiquiers se contentent de vendre au comptant et s?ils décident de ne plus vendre les boissons alcoolisées, l?on peut penser qu?ils vont devoir fermer boutique», affirme néanmoins le président de la SOA.
Les propriétaires des petites boutiques qui ne voient rien venir, malgré les mesures incitatives, finissent par construire des appartements pour louer aux touristes et aux particuliers, comme c?est le cas à Grand-Baie et à Péreybère.
Mais les boutiquiers se réjouissent aussi de pouvoir désormais opérer jusqu?à 13 heures les dimanches. Cela leur permet de concurrencer, d?une certaine manière, les grandes surfaces. « Si un client a besoin d?acheter, par exemple des boissons gazeuses, du lait, du riz ou des articles de première nécessité, il va se rendre dans les boutiques du coin. Il ne va pas marcher pendant une demi-heure pour se rendre dans une grande surface, à moins qu?il ait envie de se changer les idées », affirme le président de la SOA. Cependant, dit-il, vu que les propriétaires de boutiques ont parfois des rendez-vous familiaux les dimanches, certains préfèrent fermer boutique sur le coup de midi...
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