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Les bouteilles saisies ?ne viennent pas? de chez Grays
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Les bouteilles saisies ?ne viennent pas? de chez Grays
L?enquête policière progresse. Jean Thierry, directeur de production chez Grays et son assistant, Patrick Chevreau, ont examiné pendant environ une heure et demie hier, 3 000 bouteilles de whisky frelaté saisies par l?Anti-drug and Smuggling Unit (Adsu). Leur constat : les bouteilles n?ont pas été mises sur le marché par Grays.
Ces bouteilles, 4 000 au total, avaient été saisies lors de différentes perquisitions effectuées la semaine dernière à travers l?île. L?exercice d?identification s?est déroulé dans les locaux de l?Adsu hier matin et se poursuit aujourd?hui. ?Il s?agit de distinguer les vraies bouteilles des fausses. On souhaite que la police démantèle le plus rapidement possible le réseau des fraudeurs. Ce trafic clandestin a fait du tort à notre marque?, confie Alain Vallet, chief executive officer de Grays.
Toute cette affaire remonte à une déposition de la direction de Grays à l?effet que des produits frelatés étaient en vente sur le marché local. Des éléments de l?Adsu ont effectué des descentes à Port-Louis, St.-Pierre et Fond-du-Sac. S?ensuivront alors une série de saisies de bouteilles De Luxe et Sir Edwards, entre autres. La police soupçonne que des bouteilles non retournées à Grays ont pu être réutilisées par les fraudeurs.
Ah Loon Wong Hen Ling et Jean-François Cheong Win Yuen, deux suspects dans cette affaire de rhum et de whisky frelaté, ont comparu en cour vendredi sous une accusation provisoire de possession illégale de produits sur lesquels il y a des droits d?accise à payer (unlawful possession of excisable goods) en vertu des dispositions du Customs Act.
Danan Seetapah, propriétaire d?un supermarché à St.-Pierre, a lui allégué que les deux hommes d?affaires lui livraient du whisky à un prix compétitif. Les suspects ont été relâchés après avoir signé une reconnaissance de dettes de Rs 25 000 et Rs 15 000 respectivement.
L?Adsu attend le retour de Tunisie du propriétaire de la boutique Shell Artillery Shop, à Port-Louis, Mahendranath Jhurry, pour interrogatoire. Car, parmi les bouteilles saisies, se trouvent une vingtaine de bouteilles de rhum impropres à la consommation.
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