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Les bijoux de Valérie

27 juin 2004, 20:00

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Enfant, Valérie Médard aimait bricoler. Aujourd?hui, âgée d?une vingtaine d?années, elle fabrique des bijoux de fantaisie qu?elle met sur le marché.

Fille d?une famille d?enseignants (son père est Deputy Head Teacher, sa mère, une ancienne institutrice de la maternelle et sa s?ur institutrice), Valérie est très douée dans le domaine de l?artisanat. Elle suit, à présent des cours à plein temps en beaux-arts, à l?Institut Mahatma Gandhi.

Au collège, Valérie participait activement au fancy-fair et fabriquait toujours des produits d?artisanat, dont des chapeaux en toile.

Il y a à peu près deux ans, après ses études secondaires, Valérie se lance dans la fabrication de bijoux de fantaisie.

Elle aime bouquiner et c?est souvent dans les magazines, qu?elle trouve des idées. Ses pièces préférées sont les colliers, les bracelets et les boucles d?oreilles. Les matières premières sont le bois, le plastique et les perles de verre.

Comme elle en trouve difficilement sur le marché, elle se les procure directement chez un bijoutier.

Afin de pouvoir disposer d?un stock adéquat, Valérie se tourne vers le micro-crédit pour pouvoir acheter quelques outils et surtout une certaine quantité de matériaux. Néanmoins, elle est déçue de ne recevoir qu?une somme de Rs 24 500, alors qu?elle avait fait une demande pour une somme deRs 50 000. Elle a été obligée de faire des emprunts auprès d?une autre institution. Elle avait une somme de Rs 10 000 et c?est, au total, la somme de Rs 60 000 que Valérie a dû investir.

C?est chez elle, dans sa chambre que la jeune entrepreneuse, fabrique les bijoux. Et cela après ses cours. Elle profite néanmoins des week-ends pour en fabriquer le plus grand nombre.

Le marché touristique

Si Valérie place ses produits dans certains magasins, c?est dans les foires qu?elle en écoule un maximum. La dernière fois, elle avait une échoppe à une foire tenue au Port-Franc, mais malheureusement, cela n?a pas bien marché.

La jeune fille lorgne également le marché touristique. Pour cela, elle devra fabriquer des produits d?une meilleure gamme, d?autant plus que les touristes sont prêts à y mettre le prix. Valérie rend hommage à une de ses amies, Kristy Yedlopp, qui va placer ses produits dans les hôtels. Elle estime que c?est grâce à elle, qu?elle peut les écouler. La jeune entrepreneuse compte suivre des cours à l?Industrial Vocational and Training Board (IVTB) afin de parfaire ses connaissances. Mais pour cela, elle devra attendre la fin de ses cours au MGI. Elle suit également, à temps partiel, des cours de danse classique indienne. Les bijoux mis en vente par Valérie sont plus ou moins abordables. Ceux destinés aux enfants sont entre Rs 10 et Rs 50, alors que pour les adultes, certains bijoux peuvent atteindre Rs 50.

Valérie, qui fait partie de la Woman?s Entrepreneur Council, a déjà été récompensée pour ses ?uvres.

Elle espère, un jour, ouvrir une grande entreprise. Elle est sur la bonne voie.

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