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Les banques appelées à être des partenaires majeurs de l’“empowerment programme”

20 décembre 2006, 00:00

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Le système financier est placé devant ses responsabilités. Il aura à s’assurer que les fonds sont disponibles pour les activités productives. C’est ce qu’a fait ressortir, hier après-midi, Rama Sithanen, ministre des Finances, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle branche de la South East Asian Bank (SEAB), à Quatre-Bornes.

“Pour atteindre l’équilibre entre la croissance économique et le développement social, les institutions financières doivent accorder des facilités pour répondre aux besoins financiers des micros, petites et moyennes entreprises. Les banques doivent devenir un partenaire majeur dans notre empowerment programme”, devait-t-il ajouter.

Selon le grand argentier, la demande pour le financement va connaître une augmentation dans le sillage de la restructuration de l’économie.

Par ailleurs, l’ouverture de nouvelles branches d’institutions financières, particulièrement celles de petites banques, signifie une plus grande compétition. En même temps, c’est un signal d’une restructuration positive du secteur bancaire et des services financiers.

Entre septembre 2005 et septembre 2006, les avoirs totaux des banques ont connu une croissance d’environ 27 % pour atteindre Rs 548 millions. Si cette tendance se maintient, ces avoirs vont passer à plus d’un mille milliards de roupies d’avoirs d’ici dix ans. Ils seront bien plus diversifiés que présentement, traduisant une large base économique.

En effet, les chiffres de cette année indiquent déjà une grande demande de financement venant des secteurs autres que l’agriculture, le manufacturier et le tourisme. À titre d’exemple, les prêts de financement des projets d’infrastructure ont augmenté de 84 %.

Les difficultés pas encore derrière</B>

Cette tendance ira en s’intensifiant avec les investissements attendus dans les secteurs du seafood (traitement de produits de mer), de l’aquaculture, de l’industrie pharmaceutique et du développement énergétique, entre autres.

Pour ces raisons, Rama Sithanen estime que les banques de petite taille, comme la SEAB, doivent concourir activement pour protéger et même accroître leurs parts de marché.

Malgré l’optimisme que nourrit le ministre des Finances devant les perspectives intéressantes des services financiers, il reste quand même prudent. Car les difficultés ne sont pas encore derrière nous. La bataille contre le chômage, l’inflation, le taux élevé de la dette et le déficit budgétaire doit se poursuivre. Sans compter la vulnérabilité de l’économie aux chocs extérieurs et les problèmes structurels du marché du travail.

Murugatta Chettiar Palaniappan, chief executive officer de la SEAB devait, lui, expliquer qu’au cours de ces quatre dernières années la SEAB s’est concentrée sur sa consolidation et son expansion. Opinion partagée par Ramesh Basant Roi, gouverneur de la Banque de Maurice.

“La SEAB a consolidé sa position financière. Elle a maintenant une balance sheet plus forte que quelques années de cela ”, a expliqué Ramesh Basant Roi.

Il a également fait ressortir que le “track record” de la SEAB a été “remarquable” pendant les récentes années.

Jusqu’au 31 janvier les nouveaux clients de la branche de Quatre-Bornes auront droit à certaines facilités. Par exemple, les carnets de chèques seront distribués gratuitement. Pas de frais non plus pour les prélèvements automatiques Il y aura 50 % de rabais sur les frais de déboursement pour les plans de financement pour l’achat de voiture.

La SEAB a aussi décidé de contribuer Rs 1 million à l’Empowerment fund. Un chèque à ce sujet a été présenté à Raj Ringadoo, président de la State Investment Corporation et de l’Empowerment fund.

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