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Les baisses de prix se font toujours attendre?
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Les baisses de prix se font toujours attendre?
Antibiotiques, sirops et autres calmants ne sont toujours pas moins chers en pharmacie. Les bonnes intentions du gouvernement se soldent par un échec jusqu?ici. La levée de boucliers des pharmacies contre la réduction de leur marge a freiné la baisse.
Un mois après l?annonce d?une éventuelle baisse des prix des médicaments, les pharmaciens, les distributeurs et les autorités sont encore à la table des négociations. Mais le président de l?Association des pharmaciens, Ravin Gaya, s?impatiente et veut discuter du dossier avec le chef du gouvernement, Navin Ramgoolam. Une lettre a été adressée en ce sens au Premier ministre.
Ciblage
Ce dernier, lors de sa conférence de presse-bilan, samedi dernier, a du reste fait état d?un dialogue avec les pharmaciens sur une éventuelle baisse. Les rencontres se sont d?ailleurs succédé depuis que Navin Ramgoolam a affiché sa volonté de rendre les médicaments plus accessibles. La tentative de réduire le mark-up ayant échoué face à la résistance des pharmaciens, de nouvelles options sont envisagées. C?est ainsi que le porte-parole du ministère du Commerce, soutient qu?ils travaillent ?sur plusieurs formules avant de tomber d?accord sur celle qui sera le plus bénéfique pour tous les partenaires?.
Dans les milieux proches des pharmaciens, l?on affirme vouloir attaquer le problème ?à sa source?. Des discussions seront entamées avec ceux qui commercialisent les médicaments à l?étranger de manière à obtenir les médicaments à des prix raisonnables dès le départ.
Pour Ravin Gaya, il s?agit de trouver des solutions qui seront bénéfiques au consommateur sur le long terme : ?Nous pouvons comprendre que certains groupes défavorisés trouvent certains médicaments chers. Nous nous penchons avec le gouvernement sur des solutions pour cette catégorie de clients.?
En effet, les discussions portent également sur le ciblage de certains médicaments ? ceux consommés par les groupes les plus vulnérables, dont les personnes âgées. Il ressort aussi que des médicaments contre le diabète, les maladies cardiovasculaires et l?asthme, pourraient subir une baisse de prix.
La polémique sur les prix des médicaments a aussi soulevé le débat sur les génériques. Il était question que les pharmaciens puissent modifier l?ordonnance avec l?aval du médecin et du patient dans le but de prescrire des génériques. Mais les médecins n?accueillent pas favorablement cette éventualité.
?Mark-up? de 70 %
A l?annonce de cette possibilité, Navin Ramgoolam a affirmé, samedi dernier, qu?il ?n?y aucune justification aux prix des médicaments pratiqués en pharmacie. Comme c?est le cas pour le lait, nous allons agir avec la même fermeté. Ce sont les plus vulnérables qui souffrent de cette situation. Nous pouvons baisser les prix de manière importante.?
Une chose est sûre : les différentes parties devront trouver autre chose que la réduction du mark-up. ?Ce n?est pas la peine de toucher au mark-up comme on a essayé de le faire dans le passé, explique en effet Ravin Gaya. C?est une décision à court terme qui a fait baisser le prix d?un lot de médicaments l?an dernier pour seulement quelque temps, mais les prix ont par la suite pris l?ascenseur. Même si le mark-up est de zéro, les prix continueront d?augmenter.?
A titre d?exemple, un pharmacien qui achète des médicaments d?une valeur de Rs 1 000, obtient un mark-up de Rs 220 à la vente, soit 22 %. De cette somme, il prélève ses frais d?opération ? location d?emplacement, salaires, frais de transport, intérêts bancaires, entre autres. La marge du distributeur est de 11 % et avec le mark-up de 22 % pour les pharmaciens, techniquement, la marge globale est de 35 %.
Ce pourcentage était auparavant de 45 %, avant que l?ancien ministre des Finances, Pravind Jugnauth, ne le révise à la baisse l?an dernier. Et Ravin Gaya fait remarquer que les pharmaciens opéraient avec un mark-up de 70 % il y a 15 ans.
TRAFIC DANS LE PRIVE
<B>Résultats de l?enquête à l?étude</B>
■ L?enquête des auditeurs du ministère de la Santé à la pharmacie de l?hôpital Jeetoo, ? portant sur le trafic allégué des médicaments de l?Etat dans le privé ? est bouclée. Elle fait actuellement l?objet d?une étude par le ministre de la Santé, Satish Faugoo, qui avait été très ferme, à l?époque, sur ce sujet. Pour rappel, le ministère avait effectué plusieurs descentes des lieux et avait découvert un certain nombre de médicaments dans au moins deux pharmacies privées. Les soupçons avaient alors porté sur l?hôpital Jeetoo et plusieurs ?dispensers? avait été transférés. Or, un aspect de l?enquête révèle que les prescriptions concordent avec le stock. Seul hic : les auditeurs n?ont pu mener une enquête complète car le registre pour une catégorie infime de médicaments n?avait pas été mis à jour depuis juillet dernier.
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