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Les armateurs épargnent Toamasina
Le service au port de Toamasina s?améliore. Cela touche la manutention des marchandises, notamment la vitesse d?embarquement et de débarquement des conteneurs. Face à ce constat, les armateurs membres de la Conférence maritime de l?océan Indien (CMOI) ont décidé que le transport à destination du plus grand port de la Grande île ne sera plus frappé par la surcharge conjoncturelle de 7,5%. Trois principaux armements sont concernés : la Deutche Afrika Lina, Delmas et Cma-Cgm.
La surcharge conjoncturelle est une majoration automatique appliquée par l?armateur aux propriétaires de marchandises, à cause des retards dus au manque de qualité du service au port. Citons, entre autres, la lenteur des opérations d?embarquement et de débarquement..
Port pilote</B>
«C?est une augmentation de tarifs déguisée, que les armateurs peuvent imposer en toute légalité, si la performance du port est mise en cause», explique Jérôme Sambalis, directeur général de l?Agence portuaire, maritime et fluviale (Apmf).
Cette amélioration est le fruit des efforts menés par le gouvernement malgache et ses partenaires, notamment Madagascar international containers terminal services (MICTSL), concessionnaire du Terminal à conteneurs (TAC) depuis 2005, pour réformer les principaux ports du pays.
Cela a commencé par la création de l?APMF qui devient le garant de l?application de la politique de l?État en matière de transport maritime et fluvial. L?APMF est le maître d?ouvrage des réformes menées dans chaque port, dont celui de Toamasina qui a été considéré comme pilote, vu l?importance des marchandises qui y transitent.
Ce changement permet au port de Toamasina de mieux se positionner dans l?océan Indien et en Afrique. A travers cette réduction des coûts d?opération, son objectif de devenir un port d?éclatement régional est parfai- tement à sa portée.
<B>Mahefa RAKOTOMALALA</B>
MAURICIEN A L?HONNEUR
<B>Passe d?armes au Terminal</B>
■ Des changements au Terminal à conteneurs de Toamasina (TAC). Le Mauricien Gassen Dorsamy vient d?être désigné directeur général de la société «Madagascar international containers terminal services Ltd? (MICTSL), actuel concessionnaire du TAC, pour une durée de 20 ans. Il remplace Christian Gonzalez qui vient d?être promu directeur géneral de la maison mère de sa société, basée aux Philippines. Gassen Dorsamy occupait auparavant le poste de directeur financier de la MICTSL, avant de prendre les rênes de la société qui est l?un des principaux partenaires du port dans l?amélioration de son image et de ses services.
<B>Black-out sur la Grande île</B>
L?approvisionnement en énergie électrique est en ce moment un casse-tête à Madagascar. La Grande île connaît une saison sèche plus longue que prévue. La faiblesse du débit de l?eau due au manque d?averses empêche le bon fonctionnement de la centrale hydroélectrique d?Andekaleka.
La société nationale de l?eau et de l?électricité, Jirama, déplore cette situation. Son directeur général, Bernhard Romahn, lors d?une rencontre avec la presse, s?est inquiété : « S?il ne pleut pas dans les jours à venir, nous n?aurons d?autres alternatives que d?augmenter la durée des coupures de l?approvisionnement ».
Le ministère de l?Energie et des mines, avec la Jirama et les opérateurs privés locaux ont, d?un commun accord, décidé de diminuer la consommation d?énergie électrique. Pendant les heures de pointe, certaines grandes entreprises de la capitale ont ainsi accepté de réduire leur consommation, permettant du coup d?économiser, de 18 heures à 21 h 30, environ 5 mégawatts, afin de rendre l?énergie plus disponible aux particuliers.
Au cours du mois de juin dernier, des étudiants en colère ont bloqué, durant quatre heures, le grand portail d?Ankatso pour montrer leur ras-le-bol, paralysant le trafic dans l?enceinte de l?université. La cause de la manifestation était relative aux coupures d?électricité qui étaient devenues récurrentes.
«Les limites sont dépassées. Depuis cinq ans, on nous promet que le problème de pannes d?électricité sera résolu. Ce ne sont que des paroles en l?air. Nous vivons à Vontovorona une situation où les coupures se produisent toutes les quinze minutes. Et chaque coupure dure une demi-heure. Les ordinateurs et les onduleurs des étudiants finissent à la longue par se détériorer », proteste un étudiant mécontent. Les coupures intempestives d?électricité à Madagascar provoquent des situations qui tendent à l?émeute.
Alors que la population malgache scrute toujours l?horizon à la recherche du moindre nuage, la météo locale prévoit les prochaines pluies pour le 17 décembre.
<B>Nico PANOU</B>
TRANSPORT FERROVIAIRE
<B>Une ligne entre Antsiranana et Toliara</B>
Des opérateurs indiens envisagent d?ouvrir une ligne de chemin de fer qui des servira tout le littoral est de Madagascar.
Un chemin de fer pour l?unité nationale pourrait voir le jour à Madagascar. Des opérateurs indiens veulent investir dans la construction d?un chemin de fer qui reliera le nord au sud du pays. Il partira d?Antsiranana en passant par Toamasina et continuera jusqu?à Tolagnaro avec une bretelle entre Farafangana, Toliara et Ihosy.
Le projet engrangera un volume d?investissements de près de trois milliards de dollars. Il a été présenté à la presse, la semaine dernière, par la Chambre de commerce Indo-Madagascar (IMCOCI), une structure qui a vu le jour au mois de juillet de cette année et qui a pour vocation de promouvoir le partenariat économique entre les deux pays.
?Nous avons déjà parlé de ce projet lors du dialogue présidentiel. Une rencontre qui a permis de développer une confiance mutuelle. Tous les dossiers sont maintenant déposés auprès du gouvernement pour l?obtention d?autorisations diverses. Nous avons invité le président malgache en Inde pour la signature de l?accord de partenariat», rapporte Azeez Arambathickal, président de la IMCOCI.
L?interêt de ce projet consiste à développer les potentiels des diverses localités dans ce littoral est du pays. Il facilitera l?acheminement des produits, tels que la banane, et favorisera l?implantation des usines de transformation grâce à l?accessibilité du port de Toamasina. Les activités autour des projets Qmm et Ambatovy contribueront à rentabiliser cet investissement.
La branche malgache de l?IMCOCI est composée de 125 membres, aujourd?hui. Avec le transport ferroviaire, cinq secteurs au total intéressent les opérateurs indiens. Il s?agit de la santé, de la communication, de l?agriculture, du développement rural, de l?infrastructure routière et du transport ferroviaire.
M. R.</B>
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