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L?enquête sur le meurtre de Gérald Auguste relancée
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L?enquête sur le meurtre de Gérald Auguste relancée
Il avait été arrêté mais relâché faute de preuve. Et voilà qu?un test ADN de ce suspect du meurtre de Gérald Auguste, un caissier de la Mauritius Commercial Bank (MCB) de Trianon, s?avère positif. Des prélèvements effectués pour un autre test ADN seront envoyés d?ici demain en Afrique du Sud pour confirmation. Mais d?ores et déjà, la police s?active à retrouver ce suspect et un mandat d?arrêt pourrait être émis contre lui s?il ne se rend pas à la police.
C?est la première fois que de tels tests sont effectués à Maurice. Ces tests ADN étant très délicats, il a fallu un long délai avant que les résultats ne soient connus. Et il savère que les résultats correspondent au profil du suspect activement recherché.
Le meurtre remonte au 18 octobre 2004. Gérald Auguste, 33 ans, est retrouvé mort sous une pile de vêtements dans sa salle de bains dans une maison qu?il louait à Quatre-Bornes. Il a les pieds ligotés avec des fils électriques et téléphoniques, une petite serviette dans la bouche et les lèvres scotchées avec du sparadrap. Un liquide inflammable, un mélange d?essence, de pétrole et de mazout, recouvre son corps. Mais l?agresseur n?a pu y mettre le feu et a pris la fuite. L?autopsie pratiquée par le Dr Satish Boolell médecin légiste attribue le décès à l?asphyxie causée par strangulation.
Le silence d?un fils
Mais déjà, lors de l?enquête préliminaire, la police a un suspect. Ce dernier est arrêté et interrogé quelques jours après le meurtre. Il est identifié grâce à un téléphone portable volé chez la victime le jour du drame par un maçon. Le téléphone portable aurait été vendu à un ami de ce maçon, âgé d?une vingtaine d?années. Ce dernier explique aux enquêteurs qu?il avait acheté ce téléphone pour l?offrir en cadeau à sa fiancée. Le suspect est traduit en cour mais est relâché sous caution, faute de preuve.
C?est Néa Auguste, la mère de Gérald qui a alerté les autorités policières quant au silence prolongé de son fils depuis 48 heures. Elle a confié aux enquêteurs que son fils n?avait pas d?ennemi mais elle a lié cet assassinat à une tentative d?incendie au domicile de Gérald en janvier 2004. Gérald dînait ce soir-là chez ses parents quand son propriétaire l?a averti par téléphone que quelqu?un s?était introduit chez lui avant d?asperger sa maison et ses vêtements d?un produit inflammable et d?y mettre le feu.
L?enquête s?avère donc complexe. Un haut gradé de la police précise qu?il faut avant tout rendre hommage au travail effectué par les limiers de la CID de Rose-Hill avec l?appui de leurs collègues de Quatre-Bornes. Car, dit-il, tout dossier complexe, comme celui du meurtre de Gérald Auguste, ne peut être résolu du jour au lendemain. L?affaire Gérald Auguste est donc relancée.
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