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Le «chindogu» ou l?art d?inventer l'inutile
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Le «chindogu» ou l?art d?inventer l'inutile
Très populaire au Japon, le chindogu est un concept original qui prône la création de toutes sortes de gadgets absurdes et inutiles. En japonais, chin signifie étrange et dogu veut dire outil.
En théorie, les chindogu devraient simplifier la vie de tous les jours. Mais en théorie seulement, car «Il s?agit d?un gag visuel au-delà du langage. Un objet dramatiquement drôle, car il résout un problème mais en engendre un autre plus compliqué», explique Dan Papia, président de la Société internationale de chindogu, qu?il a lancée en Californie et qui compte près de 7 000 membres partout dans le monde. Ancien journaliste financier, cet Américain a par ailleurs été le tout premier chindoguiste non-japonais.
C?est un ingénieur japonais en aéronautique, Kenji Kawakami, aujourd?hui devenu une star au Japon, qui a créé le mouvement dans les années 80. Il dirigeait à cette époque un magazine de consommation à Tokyo, Tshuhan Seikatsu. C?est dans les pages de ce magazine que le chindogu est né. Les quatre livres que Kawakami a écrits sur le sujet sont des best-sellers au Japon et ont été traduits dans plusieurs langues. En quelques années, des centaines d?objets farfelus ont ainsi vu le jour.
Il ne suffit pas d?inventer n?importe quoi pour être un chindoguiste. Pour adhérer à cet art dérisoire, il faut respecter les 10 commandements de cet «art». Ainsi, les gadgets doivent être inutiles, mais on doit pouvoir les utiliser : ils doivent impérativement être conçus pour la vie quotidienne.
L?humour ne doit pas non plus être la seule motivation du créateur. Ces objets ne peuvent être vendus ou brevetés.
C?est surtout pour parodier la société de consommation et pour inciter les gens à laisser libre cours à leur imagination que ce mouvement hors du commun est né.
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