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Arnaque aux voitures

Appanah Appadoo arrêté après une série de plaintes

3 septembre 2026, 11:00

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Appanah Appadoo arrêté après une série de plaintes

■ Appanah Appadoo.

Il se présentait comme Navindranath Gobin, contactait des propriétaires sur Facebook Marketplace et repartait avec leurs véhicules en remettant des chèques sans provision ou falsifiés. Après plusieurs plaintes enregistrées à travers l’île, la Divisional Crime Intelligence Unit (DCIU) Northern a arrêté Appanah Appadoo, 45 ans. Le préjudice allégué dépasse Rs 5,4 millions, tandis que les enquêteurs soupçonnent l’existence de plus d’une cinquantaine de cas.

Le mode opératoire présumé était bien rodé. Des propriétaires publiaient des annonces pour vendre leurs véhicules sur Facebook Marketplace. Un acheteur se présentait sous le nom de Navindranath Gobin, négociait le prix, puis remettait un chèque avant de repartir avec la voiture et, dans certains cas, les documents nécessaires à son transfert.

Les vendeurs découvraient la fraude lorsqu’ils tentaient d’encaisser les chèques. Certains étaient rejetés pour insuffisance de fonds, d’autres en raison d’une signature non conforme ou d’un compte bloqué. Entre-temps, plusieurs véhicules auraient déjà été revendus à des tiers.

La similitude entre plusieurs plaintes, provenant de différentes régions, a mis les enquêteurs sur la piste d’un même suspect : Appanah Appadoo, de La Clemence, Rivière-du-Rempart. Il aurait utilisé l’identité de Navindranath Gobin ainsi que de faux documents pour mener certaines transactions.

À Floréal, une femme avait mis en vente sa Suzuki Swift pour Rs 675 000. Un homme se présentant comme Navindranath Gobin aurait pris possession du véhicule après lui avoir remis un chèque du même montant. Celui-ci a ensuite été rejeté, la signature ne correspondant pas à celle enregistrée auprès de la banque.

À Chemin-Grenier, une autre propriétaire aurait été victime d’un procédé similaire. Sa Toyota, proposée à Rs 438 000, aurait été cédée contre un chèque de Rs 440 000. Elle aurait découvert par la suite que l’identité et l’adresse fournies par l’acheteur étaient fausses.

À Phoenix, une Toyota Vitz aurait également été cédée pour Rs 380 000 contre un chèque qui aurait été falsifié. Le véhicule aurait déjà été proposé à un autre acheteur, permettant à la vendeuse de découvrir qu’elle avait été victime d’une arnaque.

Un propriétaire d’une Honda Fit, vendue pour Rs 650 000, affirme pour sa part avoir reçu un chèque retourné avec la mention «Account Stopped», alors que le véhicule avait déjà été remis à l’acheteur.

Face à l’accumulation des plaintes, la DCIU a lancé une opération pour retrouver le suspect. Des informateurs ont été mobilisés et des opérations sur Facebook Marketplace auraient été menées afin de le localiser.

Mardi, sur la base d’informations recueillies, les enquêteurs se sont rendus dans une villa à Surinam, où Appanah Appadoo a été arrêté. Sa femme, Varuna Rodye, 38 ans, a également été interpellée. Les deux suspects ont été conduits dans les locaux de la DCIU pour être interrogés. La femme a ensuite été autorisée à rentrer chez elle.

Lors de son interrogatoire, Appanah Appadoo aurait expliqué aux enquêteurs son mode opératoire présumé : contacter des vendeurs sur Facebook Marketplace, utiliser le nom de Navindranath Gobin, remettre des chèques provenant de comptes insuffisamment approvisionnés ou comportant de fausses signatures, puis revendre les véhicules à des tiers.

Les enquêteurs soupçonnent également qu’il changeait régulièrement de lieu de résidence pour échapper aux recherches policières. Il aurait notamment séjourné dans plusieurs villas avant son arrestation à Surinam.

Selon les éléments de l’enquête, les transactions concernées représentent un montant total de Rs 5 418 000. Appanah Appadoo est par ailleurs recherché dans d’autres dossiers, notamment une affaire d’attempt upon chastity, un manquement aux conditions liées à sa libération sous caution ainsi qu’un mandat d’arrêt émis par le tribunal de Curepipe.

L’enquête se poursuit afin de retrouver les véhicules concernés et d’identifier d’éventuelles autres victimes.

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