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Le vrai pouvoir du chiffre

7 juillet 2007, 00:00

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Ce qui frappe chez Valérie Imbert-Kerambrun, ce sont ses yeux couleur lagon. Sauf que ces beaux yeux-là passent la majeure partie de leur temps à analyser les chiffres ! Mais la belle ne s?en plaint pas. «J?ai toujours beaucoup aimé ça», précise-t-elle.

Cette Vacoassienne de 29 ans tient son amour des statistiques de son père Alain, qui est dans la gestion et l?administration chez Taylor Smith. Enfant, elle entend régulièrement ce dernier discuter travail avec son épouse Lillette qui est aujourd?hui responsable d?une succursale de la Mauritius Commercial Bank. Valérie n?en perd pas une miette. «J?ai toujours su ce que je voulais faire.»

C?est donc tout naturellement qu?elle s?oriente vers l?économie, la comptabilité et le français au collège de Lorette de Quatre-Bornes. Elève modèle, elle fait la part des choses en pratiquant du sport de compétition.

C?est en France qu?elle décide d?aller étudier. Admise à l?université de Rennes, elle complète son diplôme d?études générales en administration et économie sociale puis enchaîne avec une maîtrise des sciences et techniques en économie d?entreprise. Là, elle se familiarise avec toutes les fonctions d?une entreprise. C?est aussi dans cette école qu?elle rencontre Nicolas Kerambrun, d?un an son aîné, qu?elle épousera par la suite.

Après un stage chez Billington, société britannique où elle fait l?audit des méthodes de marketing, elle choisit de se spécialiser et démarre un diplôme d?études supérieures spécialisées en marketing.

En vacances à Maurice, Valérie recherche un stage de fin d?études et postule auprès de plusieurs groupes hôteliers. Beachcomber l?accepte comme assistante de Patrice Clozier, le responsable de la communication. Valérie découvre l?événementiel. «Avec Patrice Clozier, j?ai appris la rigueur et le professionnalisme poussés à leur extrême. Je me suis aussi beaucoup amusée en travaillant.»

Le «kite surf», son idée

Le thème de son mémoire de DESS est la problématique de la saisonnalité touristique, tant d?un point de vue d?une entreprise que d?un individu. «Je me suis dit que la solution résidait avec les Mauriciens et j?ai préconisé l?organisation de week-ends à thèmes. J?ai avancé l?idée auprès de Beachcomber qui a alors mis en place le week-end du kite surf au Shandrani. Depuis, c?est devenu une activité annuelle.» A la fin de son stage de six mois, Valérie reçoit une proposition d?emploi. Mais comme son c?ur est resté à Rennes, elle décide de regagner la France.

Puisqu?elle a terminé ses études supérieures, elle doit trouver un stage. A Paris, c?est plus facile. Valérie et son petit ami s?y installent donc. Nicolas trouve un stage chez KPMG alors qu?elle en obtient un chez A.C Nielsen, institut d?études agissant comme consultant en stratégies commerciales et marketing. Cette société a un vaste portefeuille de clients engagés dans divers secteurs qui veulent obtenir des informations sur leurs performances auprès des distributeurs.

Valérie se met à analyser les statistiques. Au bout de cinq mois, elle est confirmée comme consultante et là, elle est en contact direct avec une trentaine de clients. Lorsqu?elle réalise qu?elle a fait le tour du poste au bout de trois ans, elle et son ami se demandent s?ils doivent aller refaire leur vie en province ou tenter l?aventure mauricienne. Au final, c?est cette dernière destination qui l?emporte.

Deux mois après le retour du couple, Valérie est appelée par le groupe Apavou qui recherche un responsable de marketing. Basée à Balaclava, pendant neuf mois, elle fait de la communication avec les partenaires du tourisme. «Le marketing chez Apavou, c?est surtout de la communication. Mais j?ai aussi essayé d?instaurer des outils statistiques pour plus de rigueur.»

Lorsqu?elle aperçoit l?annonce du groupe Naïade, elle se jette à l?eau car elle sait que l?offre cadre davantage avec sa spécialisation. «C?étaient des études de marché sur le tourisme, soit un bon compromis entre ce que j?avais fait chez A.C. Nielsen et le secteur touristique.»

Valérie est chez Naïade depuis juin 2006. Au départ, elle met de l?ordre dans les statistiques qu?elle obtient notamment de la centrale de réservations. «Le pouvoir, ce n?est pas l?information. C?est, selon moi, son organisation et son analyse.» Pour mieux affiner les statistiques, Valérie décide de créer une unité spéciale au sein du groupe, la Business Intelligence Unit, cellule de support, dont la vocation est justement d?analyser les statistiques de l?ensemble du groupe.

«Mon rôle et celui de mes deux collaborateurs sont d?assurer un maximum de transparence au niveau des informations en les faisant remonter dans chaque département et ce, pour que les meilleures décisions puissent être prises. Ce poste répond entièrement à mes attentes.» Chez Naïade, Valérie l?avoue : elle est comme un poisson dans l?eau !

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