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Le vin, roi de l?allégresse
L?alcool aura coulé à flots pendant les fêtes. Pour certains, il s?agissait de prendre un verre afin d?enterrer 2006. Pour d?autres, les repas et les fêtes ne pouvaient se faire sans quelques bouteilles : rhum local, bières d?ici et d?ailleurs, vodka russe ou finlandaise, tequila, sambucas colorées, nul ne pouvait se plaindre du manque de variété dans les grandes surfaces. Mais le seigneur des nectars alcoolisés a gardé son titre : le vin, blanc, rosé ou rouge ou, mieux, avec des bulles (le champagne), reste le roi de l?allégresse, se prêtant de bonne grâce à tous les goûts, tout en restant accessible.
?Les grandes tendances cette année montrent une plus grande consommation de vins?, confirme Veronique Wan, Marketing Coordinator chez Grays Inc. Ltd. Côté prix, dans les hypermarchés, les étiquettes débutent aussi bas que Rs 75 mais montent en flèche, jusqu?à Rs 1500. Pour les connaisseurs, appréciateurs de grands vins, la bouteille dans une boutique spécialisée peut grimper jusqu?aux alentours de Rs 12 000.
Si les vins français et italiens se sont forgé une solide réputation depuis des lustres, nombre de concurrents se sont fait une place dans le marché local. En provenance de l?Afrique du Sud, de l?Australie, du Chili et de l?Argentine, bon nombre de vins, dits du ?nouveau monde?, trouvent preneurs.
Dans une fourchette de prix évoluant principalement entre Rs 150 et Rs 300. ?Dan enn Rs 200 ou kapav gagn enn bon di vin. Sa bann di vin sorti l?Amerique du Sud la, zot bon ek zot pa sa quantité cher la?, affirme Rajen, 43 ans, dans le rayon des boissons alcoolisées d?un grand supermarché.
Si les boissons figuraient toujours sur les listes d?achat, les contraintes budgétaires se sont fait sentir. ?Le pouvoir d?achat a baissé, donc le prix est très important?, explique Veronique Wan.
Pour ceux qui font attention à leur poche, plusieurs gammes de produits sont en effet disponibles. Pour pratiquement toutes les boissons alcoolisées, il existe des produits de plusieurs niveaux, comportant différents prix. Les versions bas de gamme sont les moins chères alors que les marques de maisons les plus anciennes et traditionnelles comportent les prix les plus sonnants et trébuchants. Pour beaucoup, les produits de gamme moyenne sont les plus attrayants. Ils proposent un bon rapport qualité-prix.
Les producteurs de boissons alcoolisées ont depuis longtemps trouvé plusieurs moyens de réduire leurs coûts. Certains fabricants de vin, par exemple, ont décidé de ne plus utiliser les bouchons traditionnels, qui sont coûteux. Les bouchons de certaines bouteilles de vin ne sont donc plus en liège mais en plastique. À noter cependant que c?est le cas pour beaucoup des vins du ?nouveau monde? mais pas chez les grandes maisons qui misent toujours sur ?l?authentique? et le cachet artisanal. Les bouchons en plastique n?influenceraient cependant pas la qualité des vins pour lesquels ils sont utilisés, étant donné qu?il s?agit de vins qui ne sont pas généralement préservés pendant des années.
Si les vins se sont faits de plus en plus populaires, le contenu des caddies est resté varié. ?Il faut prendre une bouteille de rhum parce qu?on sait que certaines personnes ne boiront que ça. Pour les hommes, surtout, on prend quelques packs de bières, et aussi du vin?, explique Lindsay, 36 ans, en faisant ses emplettes dans un hypermarché. Pour les fêtes donc, le pari de satisfaire tout le monde a été tenu.
<B>Critères de sélection</B>
■ La couleur (rouge, blanc, rosé, eau de vie)
■ Le type (fruité, moelleux, sec, plein, rond)
■ Le millésime (année de la récolte des raisins utilisés)
■ L?arôme (par exemple : bois exotique, vanille, épices, noisette, pêche)
■ L?origine (Europe, Afrique du Sud, Australie)
■ Le prix (même pour ceux qui aiment)
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