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Le travail à l?étranger à la portée des personnes non qualifiées
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Le travail à l?étranger à la portée des personnes non qualifiées
Partir travailler temporairement dans un pays de l?Union européenne, c?est maintenant chose possible. Au cours des semaines à venir, la France accueillera 500 travailleurs mauriciens non-qualifiés. A cet effet, un accord de coopération entre les deux pays sera signé au cours de ce mois.
Outre les personnes non-qualifiées, des travailleurs ayant des qualifications, des étudiants d?universités et des jeunes professionnels pourront travailler pour une durée déterminée en France.
Ce programme, dénommé migration circulaire, s?étend aux autres nations européennes. Ces dernières accueilleront aussi et temporairement des ressortissants des pays en développement.
«La migration circulaire, selon Claudia Wiedey-Nippold, le chef de la délégation de la Commission européenne à Maurice, peut être vue comme le mouvement temporaire des peuples, de tous les niveaux d?habileté entre deux ou plusieurs pays.»
Les migrants, à la fin de leur contrat, reviendront dans leur pays d?origine dotés d?une qualification professionnelle. Avec le soutien de leurs gouvernants, ils pourront, dès leur retour, mettre sur pied des projets créateurs d?emplois. Le programme fait l?objet d?un atelier international de travail organisé conjointement par la Commission européenne et le gouvernement mauricien sous le thème Creating development benefits through circular migration in Mauritius.
Le Maritim Hotel, à Balaclava, accueille durant deux jours, quelque 53 participants venant de 28 pays, à travers le monde, et huit organisations internationales.
Déjà en juillet 2007 à Bruxelles, Maurice s?est fait remarquer au Global Forum on International Migration and Development (GFMD). Elle avait présenté un projet pilote sur la migration circulaire, qui sera discuté le mois prochain à Manille lors du prochain GFMD.
Pour Vasant Bunwaree, ministre des Finances par intérim, et ministre du Travail, cet atelier a deux objectifs. «D?abord, utiliser le modèle mauricie axé sur le développement pour définir plus clairement et rendre opérationnel le concept de la migration circulaire. Le but est aussi de maximiser les opportunités et les bénéfices pour les pays d?origine et de destination. Ensuite, établir un processus qui regroupera les ?pays source? intéressés et les pays de destination des régions développées comme des pays en développement pour des projets pilotes en commun.»
<B>«Un frein à l?immigration illégale» </B>
Il y a de fortes raisons de s?intéresser à la migration circulaire, selon Vasant Bunwaree. «Elle convertira le phénomène de fuites de cerveaux en circulation de cerveaux et elle mettra un frein à la migration illégale. Elle relèvera le statut social et économique des migrants et elle peut être un puissant instrument d?éradication de la pauvreté.»
«Ce workshop ne devrait pas devenir un talkshop, dit Claudia Wiedey-Nippold. Nous voulons des résultats concrets, identifier des expériences et mettre sur pied des projets qui impliquent des ?pays source? et des pays de destination. La migration circulaire est une réalité qui reflète le phénomène de la mondialisation, les changements démographiques, les nouveaux schémas de mobilité et la demande croissante pour des marchés de travail flexibles.»
Pour des centaines de milliers de jeunes des pays en développement, la concrétisation de ce programme ambitieux est très attendue. Et on les comprend...
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