Publicité

Le sucre répond à ses détracteurs…

17 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

…et fait appel à l’opinion publique quant à sa non-productivité due au dirigisme exagéré du gouvernement travailliste. Telle est la conclusion que l’on peut retirer d’un excellent exercice de communication (conférence de presse cum résumé écrit, remis ensuite aux journalistes présents, comme aux rédactions absentes), exercice effectué à la mi-août 1981, par, entre autres, Pierrot Dalais, Antoine Harel, Hervé Koenig, Freddy Appasamy et Ravindranath Hazareesingh. Voici les principaux éléments de la réponse musclée, à défaut d’être sucrée et mielleuse, de la MSPA à ceux qui flattent d’une main notre industrie sucrière pour mieux la poignarder dans le dos de l’autre, pour des raisons bassement politiques, partisanes, électoralistes, clientélistes et idéologiques.

Des commentaires méchants sont faits publiquement contre ce secteur pourtant vital de notre économie. L’exercice de communication ne se veut confrontation avec personne mais accomplissement d’un devoir : la lourde responsabilité d’assurer le bon fonctionnement de l’épine dorsale de l’économie mauricienne. Les problèmes du Sucre sont ceux de chaque Mauricien. Il s’agit d’identifier les pires problèmes nous menaçant, les moyens de les résoudre au plus vite et au moindre coût, de répondre aux calomnies injustifiées et injustifiables. La confiance de tous est indispensable au bon fonctionnement du Sucre et à son développement.

La réputation d’efficience de l’industrie sucrière mauricienne est mondialement reconnue mais aussi par les leaders politiques de nos différents partis, ce qui n’est pas peu dire. Exemples : -

<B>SSR,</B> le 2.6.1981, au Parlement : Ne vous aventurez pas à jouer avec l’industrie sucrière.

<B>SSR,</B> le 18.6.1981, lors de la Fête de la Moisson : Il est dans l’intérêt du pays que rien ne soit fait pour mettre en péril l’efficience du Sucre. Le GM continuera à lui fournir les facilités nécessaires.

Ringadoo, le 5.4.1981, au Parlement : Ne rien faire pour perturber la bonne gestion du sucre. Cette industrie est gérée de façon très efficace. De nombreux pays envient son efficience. Elle fait l’admiration de tous.

Anerood Jugnauth, le 15.5.1981, au Parlement : En matière scientifique et gestionnaire, le sucre est premier à Maurice.

A cette gestion exemplaire, saluée et félicitée par les dirigeants politiques de tous bords, s’ajoute l’engagement social du Sucre qui participe, autant qu’il le peut, à l’amélioration de la qualité de vie des habitants des régions rurales. Il est donc particulièrement injuste de le déclarer déloyal à l’île Maurice.

Il est tout à fait faux de dire que le GM n’exerce aucun contrôle sur le Sucre et qu’il serait libre de fonctionner comme bon lui semble. Aucune industrie ne subit en permanence un contrôle gouvernemental aussi minutieux que le Sucre. Le GM y est omniprésent, au four comme au moulin, sans oublier les champs. Il en est d’ailleurs le plus gros actionnaire, si actionnaire est celui qui reçoit les dividendes (des fonds) d’une activité commerciale ou industrielle. Conditions d’emploi, bien-être des travailleurs, prix de l’eau, de l’électricité, des fertilisants, relations usiniers/planteurs, fonds d’assurance, vente des sucres, contribution forcée (cess) à une multitude d’institutions gouvernementales, rien n’échappe aux tentacules étatistes. Il suffit de savoir que le sucre n’a même pas le droit de fermer ses usines déficitaires. Le GM les oblige à rouler à perte.

Le GM n’ignore rien des comptes du sucre, propriété par propriété. Fisc, Control Board, ministère des Finances, peuvent à tout moment réclamer sur le champ n’importe quelle précision comptable, preuves à l’appui. Il ne s’agit plus de contrôle d’Etat mais de dirigisme politique. En matière de transparence et de communication, rares sont les industries pouvant se prévaloir d’un service d’information aussi efficient que PROSI.

Et pourtant des politiciens et même des dirigeants politiques n’hésitent pas à grimper sur une caisse à savon pour mettre en doute l’intégrité et la sincérité de l’industrie sucrière et de ses dirigeants. Ils emploient des méthodes inélégantes. Ils accusent gratuitement le Sucre de camoufler les vérités pas bonnes à dire, de manipuler les chiffres. Ils sont, bien sûr, incapables d’apporter la moindre preuve pour étayer leurs allégations ou font preuve de mauvaise foi dans leurs explications boiteuses.

Les comptes du Sucre sont préparés par des comptables professionnels. Ils sont contrôlés par des experts, donc anglais, dans le cadre de l’accord sucrier du Commonwealth, et par ceux de la CEE.

L’estimation du déficit global des établissements sucriers pour 1981 doit être revue à la hausse et être portée de Rs 305 m. à Rs 371 m. en raison d’une réduction prévisible de la récolte, d’une chute du prix de la mélasse et d’une hausse des primes d’assurance. Ces corrections d’estimations ne sont pas pour autant des manipulations car alors il faudrait donner le même nom aux variations enregistrées au niveau du budget national initial, révisé et final.

On accuse le sucre de crier au loup trop souvent et de façon injustifiée. Il est exact qu’il tire la sonnette d’alarme, toutes les fois qu’il estime devoir le faire. Après quoi, il étudie les moyens d’éviter la catastrophe et de limiter la casse. Celle-ci est finalement moindre que prévue mais c’est parce que le Sucre s’emploie à la réduire. C’est ainsi que des circonstances imprévisibles, dont la dévaluation de 30% de la roupie, lui ont permis d’éviter le pire, en 1979. D’autres fois, des économies sur le budget de développement et sur des investissements, pourtant indispensables, permettent de limiter la casse mais au prix d’un appauvrissement du capital.

(A suivre)

Publicité