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?Le sport d?entreprise a un grand avenir?

27 août 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

<B>Vous êtes l?un des pionniers au sein de la FMSC. Comment évaluez-vous l?évolution du sport dans le secteur corporatif ? </B>

Le sport d?entreprise a été surtout très présent, d?abord, dans l?industrie sucrière où pas mal de compagnies ont organisé des tournois sur une base régionale. Par la suite, d?autres firmes ont suivi cette culture, à l?instar de la MCB et de Taylor Smith, pour ne citer qu?eux.

Par conséquent, il a fallu réglementer cette pratique sportive. En 1991, la FMSC a été mise sur pied avec pour objectifs de réglementer et schématiser cette structure sportive au sein des compagnies.

Nous avons connu quelques difficultés durant les premières années car durant cette période, il y avait eu une mutation profonde de l?économie à Maurice et aussi le clivage entre la partie administrative et l?exécutif. Nous avons constaté un recul au niveau de la participation et de l?engouement des compagnies affiliées.

Mais, avec une nouvelle équipe en 2001, placée sous la présidence de Poonoosamy Mootin, de nouvelles politiques et stratégies furent établies afin de redonner confiance à ces compagnies privées et paraétatiques. Nous pouvons être fiers aujourd?hui, après cinq ans, du travail accompli.

Trente-sept firmes membres sont déjà inscrites et selon les demandes reçues pour l?année à venir, le nombre dépasserait les quarante-cinq compagnies, regroupées en cinq secteurs que sont l?industrie sucrière (hôtellerie et touristique), le secteur service (financier et banque), commercial, manufacturier et les corps paraétatiques.

<B>Qu?est-ce qui motive les firmes à se joindre à la FMSC ? </B>

Nous mettons à la disposition de nos membres un large éventail d?activités sportives durant l?année. Nous considérons qu?il est de notre devoir de satisfaire dans une grande mesure nos membres en faisant abstraction de toutes barrières communales, de caste, de sexe et de hiérarchie.

Nous oeuvrons pour le sport pour tous et nous amenons cette facilité au seuil des différentes entreprises. Actuellement, nous proposons, avec une organisation bien structurée, différents championnats de football, volley-ball, la journée d?athlétisme, tournois de pool-billard, de tennis de table, de badminton, de scrabble et la pétanque. En sus de cela, il y a notre grand rendez-vous omnisports où plus d?une dizaine d?activités sont organisées en une seule journée.

Bientôt, nous allons introduire d?autres disciplines sportives, telles que le tennis volley, le tennis, le beach volley et le golf.

<B>Le football reste quand même le sport roi au sein de la FMSC?</B>

Je dois l?avouer, dans cette panoplie d?activités que nous avons, chacune reçoit la même attention et la même considération auprès de la direction de la FMSC. Et le football est, en effet, la discipline qui nous interpelle le plus. Il mobilise davantage de ressources car le concept est différent.

Depuis l?année dernière, nous avons innové, avec le soutien de notre sponsor Mauvilac, en organisant deux championnats, soit plus de soixante-dix matches, sur quatre mois.

<B> Existe-t-il un partenariat entre la FMSC et les différentes fédérations sportives de l?île ? </B>

Oui, bien sûr. Nous travaillons en étroite collaboration avec toutes les fédérations sportives du pays pour mettre à la disposition de nos membres des activités conçues d?une façon très professionnelle.

D?ailleurs, je tiens personnellement à remercier la Mauritius Football Association ainsi que les autres fédérations qui nous ont aidé à mener à bien nos objectifs.

Mais, il faut tout de même reconnaître qu?il y a une différence de concept et de fonctionnement entre les fédérations et les associations sportives et la FMSC. Nous ne voulons pas supplanter les autres, mais travailler ensemble pour promouvoir la discipline.

<B>Les firmes membres de la FMSC vous soutiennent-elles également dans vos démarches ? </B>

Bien entendu. Les aides des différents secteurs sont très précieuses. Heureusement que nous pouvons compter sur elles. Outre les firmes et les fédérations sportives, nous travaillons également avec les différentes municipalités de l?île. Avec toutes ces parties réunies, nous ne pouvons qu?exceller dans notre entreprise.

<I>« Nous travaillons en étroite collaboration avec toutes les fédérations sportives du pays pour mettre à la disposition de nos membres des activités conçues d?une façon professionnelle.»

<B>Vous paraissez très sûr de vous? </B>

Nous pouvons aller encore plus loin si nous bénéficions davantage de moyens. Notre prochaine étape sera de trouver un bureau administratif digne de ce nom. Depuis plus de quatre ans, nous avons formulé le souhait, auprès du ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), de changer de local comme l?ensemble des différents secrétariats qui ont été postés au sein de leur infrastructure sportive respective.

Là où nous sommes actuellement, à Rose-Hill, nous ne pouvons pas travailler en période de pluie. Le bureau a été, plusieurs fois, cambriolé. Lors de ma dernière rencontre avec le ministre Sylvio Tang, un endroit a été identifié à Beau-Bassin, près des locaux de la Fédération mauricienne de tennis de table. Nous attendons toujours le feu vert du MJS.

<B> Qu?en est-il d?un club house à proprement dit pour la FMSC ? </B>

Soyons réalistes ! Ce projet ambitieux a déjà été évoqué dans le passé. Beaucoup de clubs qui ont une telle infrastructure sont déficitaires et les installations sous-utilisées. Bien souvent ces clubs tentent de joindre l?utile à l?agréable en commercialisant des boissons alcoolisées dans ces infrastructures sportives. Nous, à la FMSC, nous sommes contre cette pratique et nous soutenons le gouvernement dans sa démarche de bannir les publicités des boissons alcoolisées.

C?est pourquoi, je ne pense pas que la FMSC puisse envisager, dans un proche avenir, la mise en place d?un club house. En sus de cela, les différents revenus que nous percevons sont minimes. Les compagnies nous versent Rs 5 000 par an comme inscription annuelle et les frais de participation sont très minimes pour les événements. Il y a aussi le grant du MJS (Rs 520 000) qui nous aide grandement à sortir la tête hors de l?eau.

Vous ne le saviez peut-être pas, nous offrons une assurance de Rs 50 000 (grâce au soutien de SICOM, une des firmes affiliées) à tous nos membres et un suivi médical. Tout cela nous coûte énormément d?argent.

<B>En tant que président de la FMSC, quels sont vos projets ? </B>

L?expérience que vit actuellement la FMSC est exceptionnelle. Il faut, maintenant, voir grand. Dans un premier temps, il serait intéressant d?organiser des échanges interîles, renouer nos contacts avec l?île de la Réunion, Madagascar et les Seychelles. Nous pensons, également, prendre contact avec la World Corporate Association, dont le siège se trouve à Londres, afin d?organiser, dans quelques années, à Maurice, les World Corporate Games.

Une grande aventure qui prendra, certainement, un peu de temps avant d?être réalisée.

Sur le plan local, l?une de nos priorités sera de continuer à promouvoir le sport corporatif tout en incitant d?autres firmes à se joindre à nous. Ensemble nous pourrons bâtir quelque chose de solide. Le sport d?entreprise a un grand avenir.

<B> Le mot de la fin?</B>

Nous voulons et nous allons garder cette flamme sportive vivante parmi ces pères et ces mères qui travaillent dans toutes ces firmes, qui sont très proches de la valeur républicaine.

<B>Propos recueillis par Stany MAURICE</B>

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