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Le secteur textile cherche deux mille paires de mains
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Le secteur textile cherche deux mille paires de mains
LA main-d??uvre vieillit et se renouvelle peu, dans le secteur textile. En ce début d?année, les entreprises éprouvent même des difficultés à trouver des machinistes. Mais cette pénurie est aussi due à la perception d?un manque de sécurité de l?emploi vécue par les travailleurs vis-à-vis de la zone franche. Enfin, salaires et conditions de travail ne les attirent pas toujours.
Pourtant, certains groupes se montrent optimistes, et ce malgré le départ annoncé d?usines hongkongaises. C?est le cas de Palmar Group of Companies, Floréal Knitwear, Sentosa Enterprises Ltd (SEL) et de Star Knitwear. Ces entreprises veulent développer leur activité, mais elles doivent trouver près de 2 000 employés.
?Nous cherchons au moins 700 machinistes cette année. Nous avons besoin tout de suite de 200 travailleurs pour le montage et la finition mais nous n?arrivons pas à trouver?, explique Veena Ghurburrun, directrice des ressources humaines de Floréal Knitwear. L?entreprise a mis sur pied un programme de formation avec l?Industrial Vocational and Training Board (IVTB). Elle offre Rs 1 500 par mois à ceux qui veulent être formés et rembourse leurs frais de transport. Ces cours durent trois à quatre mois selon la spécialité choisie.
L?année dernière, environ 70 travailleurs ont commencé le stage mais la moitié est partie en cours de route. Des représentants de Floréal Knitwear se sont aussi rendus dans des collèges pour présenter le groupe et expliquer les perspectives d?avenir mais cela n?a pas suscité grand intérêt. ?Les raisons évoquées sont le manque de sécurité de l'emploi dans la zone franche, les longues heures de travail et les parents qui déconseillent ce métier à leurs enfants?, souligne Veena Ghurburrun. Des 10 000 employés du groupe Ciel Textiles (Floreal Knitwear, Ferney Spinning Mills, Aquarelle Clothing, Tropic Knits et Consolidated Fabrics), un millier sont chinois ou indiens.
Du côté des entreprises singapouriennes, Sentosa, basée à Fond-du-Sac, est confiante et compte ouvrir une nouvelle unité dans le Nord pour la confection de t-shirts et de polos destinés au marché américain. ?Nous avons eu du mal à trouver un bâtiment. L?investissement additionnel requis sera d?environ Rs 60 millions?, explique Kheerendra Soowamber, Administrative Manager de SEL. Une fois le bail finalisé, dit-il, nous recruterons 300 travailleurs, dont 150 étrangers, car la main d??uvre qualifiée est difficile à trouver. SEL emploie actuellement mille personnes, dont 400 Indiens et Chinois. La totalité de sa production est exportée vers les Etats-Unis.
Ce même optimisme est partagé par Yves-Robert Lamusse, directeur de Palmar Group of Companies, qui exporte 85% de sa production vers l?Europe et 15 % vers les Etats- Unis. ?La situation est certes compliquée, mais il faut continuer à se battre. Il faut être plus efficient. Je suis confiant en l?avenir du textile. Je trouve même incroyables les propos pessimistes tenus par certains.?
L?herbe plus verte ailleurs
Danielle Wong, la directrice de la Mauritius Export Processing Zone Association (MEPZA) partage cet avis : ?Certaines usines hong- kongaises pensent que l?herbe est plus verte ailleurs mais d?autres gardent confiance.? La MEPZA fait en ce moment une étude sur le personnel dont ces usines ont besoin.
De son côté, le groupe Star Knitwear concentre ses ressources financières sur l?extension et le renforcement de son activité et a besoin pour cela de 400 personnes. Ce groupe a décidé de geler son projet de filature et attend d?être fixé sur le sort de la dérogation permettant aux pays bénéficiaires de l?AGOA d?importer des matières premières hors de la région.
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