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Le secret réside dans la formation !
«Quelqu?un m?avait dit, un jour, que les Mauriciens ne savaient pas vendre mais j?étais très étonné quand la première fois que je suis entré au marché central, je n?ai pas pu en sortir les mains vides. J?ai découvert alors ce potentiel bien présent, qui existe chez eux, pour convaincre mais qui est à l?état brut. Les outils sont là mais il faut savoir les utiliser d?où l?importance de la formation dans ce secteur », souligne d?emblée Jordan Beauclaire, responsable de la formation chez V-Lines (Mauritius), membre du groupe français Victoria, spécialisé dans le télémarketing et l?ingénierie informatique. L?entreprise s?est depuis peu affiliée à l?Alliance française pour une reconnaissance mondiale des diplômes qui sanctionnent les cours de formation dispensés par V-Lines (Mauritius). À noter que les certificats sont reconnus autant par l?Industrial Vocational Training Board (IVTB) et la Mauritius Qualification Authority (MQA).
Le bilinguisme mauricien : un atout
Le marché principal étant initialement français, les cours incluent un apprentissage pour une maîtrise du français qui doit aller au-delà d?une connaissance théorique de cette langue pour pouvoir développer des compétences conversationnelles qui avec le savoir-faire en matière des techniques de vente, demeurent les principaux atouts pour réussir dans ce métier. « Mais il est important que le télévendeur garde ses propres spécificités culturelles, son gestuel habituel, sa manière de s?étonner qui, selon moi, constituent tout le charme des Mauriciens. D?où mon insistance pour que le fossé culturel ne soit pas un frein entre le télévendeur et le client », précise-t-il.
« L?autre avantage du Mauricien, c?est qu?il est bilingue et cela constitue un plus dans l?éventualité d?une éventuelle ouverture sur d?autres marchés notamment américains, canadiens ou britanniques. De plus, le Mauricien est très persévérant dans ce qu?il fait. Il est extraverti tout en étant en plus courtois. Bref tout ce qu?il faut pour être un bon vendeur », ajoute-t-il. Pour Jordan Beauclaire, le détenteur d?un School Certificate peut prétendre à un poste de télévendeur pour peu qu?il soit familier des techniques de vente et qu?il possède les compétences mentionnées plus haut. « Nous souhaitons que cette formation puisse produire des compétences transversales pour d?autres métiers comme le journalisme, par exemple », espère-t-il. Il est toutefois dommage qu?une telle expérience ne profite qu?aux seuls collaborateurs de V-Lines (Mauritius) mais il n?est pas dit que l?entreprise refuserait d?étendre ses connaissances à d?autres. « Nous avons déjà travaillé notamment avec le ministère des Télécommunications et des Technologies informatiques sur des projets dans le passé et je ne vois pourquoi cela ne serait pas possible si l?on fait appel à nous dans le futur, mais pour l?instant notre priorité demeure nos collaborateurs et nos salariés », explique Jordan Beauclaire.
Devenir la destination de reference
De la cybercité, notre interlocuteur se dit convaincu que ce projet a tout ce qu?il faut pour réussir : « L?île Maurice a un fort potentiel de développement dans le domaine de la téléphonie, de l?informatique et de l?internet. Ce qui, déjà, constitue les ingrédients nécessaires notamment pour le développement et l?épanouissement des centres d?appels. Quand vous associez à cela, la réelle volonté politique à dynamiser ce secteur d?activités, je ne vois pas comment vous ne pouvez pas réussir sans compter que le pays dispose de tous les moyens voulus pour devenir une destination internationale de référence dans ce secteur. Notre installation ici n?a souffert d?aucune embûche de la part des autorités. C?est vous dire combien ce projet leur tient à c?ur. Aujourd?hui, nous employons environ cent-vingt opérateurs et nous avons de la place pour encore quatre-vingt. Au départ, nous avions le choix parmi plusieurs destinations mais vu le potentiel de Maurice, sa structure technologique, son état d?esprit et sa volonté affirmée de progresser dans ce domaine, il n?en fallait pas plus pour nous convaincre et après environ sept mois d?opération, nous n?avons jamais regretté notre choix ! », confie le responsable de la formation chez V-Lines (Mauritius).
À propos de l?apparente lenteur qui caractérise le remplissage de la cybertour, Jordan Beauclaire se veut rassurant : « Je ne pense pas qu?il y ait des raisons de s?inquiéter car j?ai personnellement connu des pays où le remplissage des centres informatiques avait connu encore plus de difficultés qu?ici. Au fur et à mesure, on constatera des retombées positives d?une publicité qui se fera de manière naturelle. J?ai travaillé dans plusieurs pays du monde et ce n?est pas pour faire plaisir aux Mauriciens que je place leur pays en première position notamment en matière de créativité », conclut-il.
« Je place les Mauriciens en première position en matière de créativité et ce n?est pas pour leur faire plaisir »
Le groupe Victoria en quelques mots
Le groupe a été crée en 1991 et ses activités consistent en services de consultation en ingénierie informatique et en centres de contact multimédia et en télémarketing. Actuellement, le groupe travaille avec quelque 140 clients nationaux et internationaux de différents secteurs d?activités. Parmi les services proposés, on relève, entre autres, la gestion du flux d?appels téléphoniques, du mail, de la création des bases de connaissances, de la télévente et de la gestion et la maintenance des infrastructures Télécom et informatiques. Installé depuis un an à Goodlands sous l?enseigne V-Lines (Mauritius) en partenariat avec l?homme d?affaires mauricien François de Grivel, c?est en octobre de l?année dernière que l?entreprise a officiellement débuté ses opérations employant quelques 120 collaborateurs. Ces derniers bénéficient de quelque neuf heures de formation par semaine sous la houlette de Jordan Beauclaire. Les opérateurs mauriciens viennent de toutes les régions du pays et opèrent de 13 à 22 h 30.
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