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Le Point
■ <B> ATHLÉTISME. Déjà en conformité !</B>
L’Association mauricienne d’athlétisme amateur (AMAA) a été l’une des premières fédérations sportives à être déjà en conformité avec le nouveau Sports Act.“Nous sommes fiers au sein de l’AMAA d’avoir tenu nos engagements. Ce sont des clubs structurés et non fictifs. À ce jour, il y a certaines régions qui ont beaucoup plus de clubs et arrivent même à sept clubs enregistrés. Tout cela est dû au travail du secrétaire général de l’AMAA, Vivian Gungaram, qui a bossé jour et nuit afin de réussir à respecter le nouveau Sports Act”, soutient le président de l’AMAA, Anand Sukhraj.
■ <B>TENNIS. Zéro club pour la fédération</B>
À l’heure actuelle, la Fédération mauricienne de tennis (FMT) ne compte aucun club. La cause : manque d’infrastructure adéquate et absence d’un nombre de licenciés homogènes dans les treize régions. Le 14 janvier, la FMT a demandé une dérogation au ministre de la Jeunesse et des Sports afin qu’elle puisse continuer à opérer ainsi dans un premier temps. Néanmoins, les dirigeants de la FMT s’activent pour débloquer la situation. Dimanche, elle organise une deuxième réunion de travail avec les parents des licenciés après celle du 21 avril dernier.
■ <B>TENNIS DE TABLE. Contrat rempli</B>
Malgré le scandale qui a secoué l’Association mauricienne de tennis de table (AMTT) avec des allégations de fraude à l’issue des derniers Jeux des îles de l’océan Indien, cette fédération est parvenue à satisfaire pleinement les exigences de la loi sur la régionalisation. Selon Philippe Hao Thyn Voon, membre du comité ad hoc de l’AMTT, plus d’une cinquantaine de clubs ont obtenu la reconnaissance du Registrar of Associations, soit nettement au-delà de ce qui est exigé par la loi – un minimum de deux clubs dans les treize régions de l’île. “Nous n’avons eu aucun problème à respecter les conditions énumérées dans la loi. Dans la plupart des régions nous avons plus de deux clubs. Les comités régionaux ont déjà été constitués et les élections pour élire un nouveau comité directeur ont été fixées au 28 mai prochain”, souligne-t-il. Ce membre du comité ad hoc a énormément contribué à la création de clubs à travers l’île.
■ <B> BADMINTON. En quête de dérogation</B>
Le comité ad hoc de l’Association mauricienne de badminton (AMB) se trouve dans de beaux draps. Mandaté pour organiser de nouvelles élections, ce comité a eu la désagréable surprise de constater que pas plus de 14 clubs seulement ont été enregistrés auprès du Registrar of Associations, et, ce, dans pas plus de quatre régions.
“Dans ce cas de figure, l’AMB n’aura d’autres choix que de rechercher la dérogation du ministre des Sports”, a déclaré Raj Gaya, secrétaire de la Fédération africaine de badminton et membre du conseil exécutif de la fédération internationale. Du côté de la FIB, on envisage la possibilité de prolonger le mandat du comité ad hoc. Cependant, il semblerait que certains clubs aient soumis leur demande d’enregistrement depuis l’année dernière mais n’ont obtenu aucune réponse du Registrar of Associations jusqu’ici.
■ <B>TRIATHLON. “Notre but n’est pas de faire des clubs fictifs”</B>
Le président de la Fédération mauricienne de triathlon (FMTri), Alain St Louis, lance d’emblée que deux clubs par région : “ce n’est pas possible. Il faut être réaliste. Notre but n’est pas de faire des clubs fictifs”.
Selon lui, s’il devait y avoir un club par région. “J’ai parlé avec le président de la fédération sud-africaine qui vient de Durban, où il y a 2 300 000 habitants. Il n’y a que trois clubs dans cette ville, tandis qu’à Maurice où il y a 1 200 000 habitants, il faut y avoir 16 clubs. Ce n’est pas réalisable pour le triathlon”, explique Alain St Louis. Le triathlon figure, donc, sur la liste de dérogation où le président songe à un regroupement de régions.
■ <B>HALTÉROPHILIE. La discipline des paradoxes</B>
L’haltérophilie a rarement fait la une avec les performances de ses pratiquants. Ce sont plutôt les affaires en son sein qui alimentaient les chroniques. La dernière en date, c’est le processus de régionalisation. La Mauritius Amateur Weightlifting and Powerlifting Association (MAWPA) est effectivement sur la liste des fédérations à faire une demande de dérogation par rapport au Sports Act, donc, pour manque de clubs.
Or, un groupe d’anciens leveurs de fonte, ceux qui ont fait les beaux jours de cette discipline, a réussi à créer plusieurs clubs à travers l’île. Là où le bât blesse, c’est que plus d’une quinzaine de demandes d’affiliation à la MAWPA ont été faites, depuis l’année dernière et à ce jour, aucune réponse n’a été donnée à ces clubs. D’un côté, la MAWPA fait une demande pour manque de club, et de l’autre, il y a un surplus de clubs. Comprenne qui pourra ce paradoxe…
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Ravi Yerrigadoo a d’ailleurs ouvert une parenthèse concernant cette discipline dans son interview ci-contre.
■ <B>NATATION. Pas pratique du tout</B>
Situation difficile que celle dans laquelle se trouve la natation avec le manque cruel d’infrastructures. A ce jour, la Fédération mauricienne de natation ne peut qu’implémenter cinq régions, soient Pamplemousses et Rivière-du-Rempart (combinées), Port-Louis, Beau-Bassin-Rose-Hill, Quatre-Bornes et Curepipe.
“C’est tout ce que nous pouvons faire avec les moyens à notre disposition. Nous attendons désormais de savoir la position du ministère face à notre situation. Créer des nouveaux clubs à tort et à travers peut aggraver notre problème de couloirs et cela provoquera la pagaille”, explique Richard Meeterjoye, président de la fédération.
■ <B>BOXE. Tout o.k. d’ici 15 jours</B>
Le processus de régionalisation du côté de l’Association mauricienne de boxe amateur se passe plutôt bien. Marius Dorasamy, le président de l’association assure que tout sera régularisé d’ici 15 jours.
“Chaque région a pu respecter son quota de deux clubs au minimum. Simplement que certains clubs attendent leurs certificats d’enregistrement du Registrar of Associations. Tous les clubs devraient être officiellement enregistrés d’ici 15 jours et nous serons dans la légalité du Sports Act”, explique le président.
■ <B>FOOTBALL . Application sans problème, mais…</B>
S’il y a une discipline qui a été capable de s’adapter dans la forme et dans le fond au Sports Act, c’est bien le football. Le sport roi n’a eu aucun problème pour mettre en application les contours de la régionalisation. La raison que c’est que le foot dénombre le plus grand nombre de club et aussi de licenciés par rapport aux autres disciplines. Une dérogation n’est pas nécessaire.
Cela dit, il ne faut pas se leurrer pour autant. Le Sports Act qui a pour leitmotif la régionalisation n’est pas une réussite en soit dans le football. Il n’y a qu’à voir tout le mal que cette discipline phare a pour décoller après les années de gloire avec le Sunrise SC, la Fire Brigade, le Cadets Club ou encore le Scouts Club !
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