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Le plan 1980 de diversification agricole

7 septembre 2005, 20:00

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Le colloque sur la diversification agricole clôt ses travaux en présentant un plan d’action dont voici les grandes lignes. Un High-Powered Committee veillera à sa bonne exécution.

Riz : Des projets-pilotes gérés sur une base commerciale serviront de centres d’expérimentation. Ils doivent concerner autant les planteurs que les établissements sucriers. Priorité est accordée aux endroits où le riz a déjà été planté (Mare d’Australia, Mare Choisy, FUEL, Médine, Solitude). L’irrigation des plaines du Nord englobera un centre d’expérimentation rizicole. L’irrigation est déclarée priorité des priorités. L’irrigation des plaines de l’Ouest fera aussi l’objet d’un plan de canalisation des eaux de La Ferme et du canal de Magenta. On prévoit des facilités pour le séchage et l’usinage du riz. Les techniciens chinois de Belle Vue Albion fourniront l’aide requise aux planteurs intéressés. Les terres de la région Ouest propres à la riziculture, non utilisées de façon optimale, seront nationalisées si elles appartiennent à de gros planteurs. La possibilité de mécaniser certaines opérations rizicoles est envisagée.

Maïs : Le comité note l’absence de tout progrès significatif dans cette culture bien que les recherches et les études de marketing y sont favorables. Les quatre centres en opération produisent 4 000 tonnes par an. L’objectif est de doubler la production annuelle d’ici 1985. Cinquante arpents sont identifiés à Albion comme propices à cette culture. La DWC aidera à en rationaliser la production. Les établissements sucriers devront accommoder les petits planteurs voulant planter du maïs entre les rangées de cannes. L’Office des marchés agricoles aura le monopole de l’importation des semences de maïs afin de mieux contrôler leur qualité. Des subsides seront accordés à l’importation de ces semences.

Production animale en général : Elle peut s’accroître si l’on fait usage de feedlots et si les sous-produits de l’industrie sucrière sont utilisés. Le petit éleveur tend à disparaître en raison des contraintes du fourrage, plus difficile à trouver et du prix du lait jugé insuffisant.

Production laitière : On propose d’accroître le cheptel laitier de 8 000 têtes à 10 400 d’ici 1982 et hausser ainsi la production de lait frais de 5,26 millions de litres à 6,24 millions en deux ans (+20 %). La consommation en est de 90 millions de litres par an. Le prix du lait sera rémunérateur et indexé au coût de production. La Meat Authority devra contrôler le commerce du lait et de sa distribution. Les éleveurs doivent pouvoir disposer de la nourriture adéquate pour bétail, notamment sous forme de concentrés et de bagasse. Les coopératives de vachers bénéficieront d’emprunts à des taux d’intérêt avantageux. La vente des bêtes pour la boucherie se fera des coopératives d’éleveurs à la Meat Authority. Un levy sur le lait importé aidera à la production locale. L’objectif est de concilier autant que possible la production de lait et de viande.

Production de viande bovine : La production de viande de boucherie (600 tonnes en 1980) devra passer à 1 000 tonnes en 1982. La consommation annuelle est de 5 000 tonnes. Pour cela des éleveurs seront invités à engraisser taurillons et génisses. L’importation de taurillons est envisagée. Le prix du bœuf de boucherie sera périodiquement fixé. La Meat Authority devra établir des centres d’acquisition et de revente des bêtes. Elle devra acheter toute bête prête pour la boucherie. Les centres d’élevage d’une certaine importance bénéficieront de certificats de développement.

Production de viande de cerf : Il est prévu que 6 000 cerfs d’un cheptel de 26 000 têtes seront abattus en 1980. De quoi fournir 180 tonnes de carcasse. Le plan prévoit une augmentation substantielle de production notamment par la création optimale de troupeaux sur les terres de la couronne louées à bail et lancement d’élevages intensifs. Ces deux projets bénéficieront de financement à long terme. L’abattage devra permettre l’exploitation rationnelle des troupeaux. Des mesures seront prises pour rendre plus difficile le braconnage des terrains de chasse. La Meat Authority pourra faire l’acquisition de tout surplus de venaison à un moment donné. Les feedlots en voie d’établissement ne commenceront à produire qu’en 1982.

Production de mouton et de cabri : Il faut d’abord faire l’inventaire des contraintes. L’élevage en est facile et s’accommode de pâturages de pauvre qualité. Le potentiel peut être de 3 000 tonnes par an.

Production de porc : En 1979, les Mauriciens ont consommé 7 000 carcasses de porc auxquelles s’ajoutent 782 tonnes importées, le tout pour une valeur de Rs 22,5 millions. Depuis 1970, les éleveurs sont regroupés en coopératives. On peut améliorer la production en important des porcelets de meilleure race.

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