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Le phénomène Alonso
Fernando Alonso a mis fin à 22 ans d’attente en remportant le Grand Prix de France au volant d’une écurie 100 % Renault. Le pilote espagnol a parfaitement géré sa course, creusant un écart dès les premiers tours pour finalement devancer un superbe Kimi Räikkönen (parti 13e).
“Je voyais tout le monde debout dans les tribunes, c’est pour ça que j’ai passé la ligne d’arrivée au ralenti pour qu’on puisse admirer la voiture”, rigole l’Espagnol après coup. Profitant de sa pole position, il s’est parfaitement élancé et plus personne ne l’a revu. En effet, derrière, Jarno Trulli, qui partageait la première ligne, a joué à merveille le rôle de bouchon.
Schumi bloqué par Trulli
Les deux ex-coéquipiers n’ont pas eu besoin de fomenter le moindre plan, Jarno Trulli est un formidable battant qui profite cette saison d’une Toyota plutôt efficace. Michael Schumacher devra d’ailleurs attendre le premier passage au stand pour passer devant. Les deux hommes plongeront au même moment dans l’allée des stands pour ravitailler. Pour que le Baron Rouge reparte le premier, Ferrari effectue un arrêt ultra court… Toutefois, si le clan Ferrari pouvait imaginer que cela lui permettrait de prendre la deuxième place, ce ne sera finalement pas le cas.
La faute à deux McLaren-Mercedes ultra rapides. Kimi Räikkönen, parti treizième, a d’ailleurs profité d’un bon départ puis d’une grosse charge d’essence pour “m’arrêter tard et gagner beaucoup de places”, comme il l’explique lui-même. De fait, le Finlandais et son coéquipier Juan Pablo Montoya étaient alors tous les deux virtuellement sur le podium. Un avantage dont le Colombien ne profitera pas jusqu’au bout, trahi par sa mécanique (panne hydraulique) au 47e tour.
Du coup, Iceman a pu faire parler la poudre avec tout de même le meilleur tour en course en prime. Cela lui permet de limiter la casse au classement du championnat du monde avec certes 24 points de retard sur Fernando Alonso mais aussi cinq unités d’avance sur Michael Schumacher.
Cette fois, le pilote Ferrari n’a pas pu lutter pour la victoire. Les McLaren-Mercedes étaient, au même titre que les Renault d’ailleurs, plus rapides. Malgré tout, les deux équipes en tête du classement des constructeurs ont eu leur lot de soucis. Giancarlo Fisichella espérait mieux en qualifications, l’Italien pourra pester à l’arrivée avec deux boulettes dans les stands. La première avec la pompe à essence qui n’était pas prête et lui a donc coûté environ 4 précieuses secondes, la deuxième lorsque sa monoplace a calé dans les stands.
Ces incidents profitent directement à Jenson Button, qui aura relevé le gant pour BAR-Honda avec les cinq premiers points de la saison. Le Britannique retrouve le sourire quand son coéquipier resté scotché sur la grille a une nouvelle fois soufflé le chaud et le froid. Un super dépassement à l’épingle d’Adélaïde sur Rubens Barrichello. Une autre tentative un peu plus tard, sur Jarno Trulli avec pour seule prime un passage dans les graviers…
Jarno Trulli, grand animateur de la première partie de la course aura d’ailleurs su imprimer son rythme de fort belle manière avec quatre points bons à prendre. C’est tout bon pour Toyota puisque Ralf Schumacher termine septième, ce qui permet à l’équipe japonaise de consolider la quatrième place juste devant la formation Williams-BMW.
Enfin, Jacques Villeneuve a pointé le bout de son nez avec une méritoire huitième place. Le Canadien avait déjà passé une super semaine avec l’annonce du rachat de Sauber par BMW. Il est de retour aux affaires au très bon moment…
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