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Le petit Yadav manque toujours à l?appel

17 août 2008, 00:00

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Le petit Yadav manque toujours à l?appel

Dix jours que Yadav, 9 ans, a disparu. Dix jours que volontaires et secouristes se relaient pour participer aux recherches. En vain. Les parents adoptifs du garçonnet, convaincus qu?il est en bonne santé, n?en finissent pas de lancer des appels à témoin. Le quartier de Hawthorn, en Australie, s?est mobilisé pour retrouver le petit garçon.

Jeudi 7 août, Aarti Munohur, la mère adoptive de Yadav, prépare le dîner. Le garçonnet, lui, ne tient pas en place.

Il veut se rendre au parc, situé non loin de la maison, pour s?y amuser. Sa mère lui demande de patienter encore un peu. « Je l?ai entendu courir vers l?avant de la maison, mais le temps que j?essaie de le rattraper, il avait disparu », explique Aarti au quotidien Herald Sun.

Tout s?est joué en quelques minutes. Inquiète, Aarti fait le tour du pâté de maison et se rend chez des voisins. Ces derniers lui disent n?avoir pas vu son fils. Elle se rend au parc, sans plus de succès. Elle alerte immédiatement la police. Commence alors une opération de recherche harassante.

Des témoins affirment avoir vu l?enfant courir autour du Gardiners Creek. Les vérifications ne donnent rien. Les enquêteurs songent un temps à la noyade, le parc étant traversé par une rivière. D?autant que Yadav ne sait pas nager. Mais là encore, les plongeurs ne trouveront rien.

Un peu plus d?une semaine après la disparition de leur fils, le couple Munohur refuse de perdre espoir : « Nous souhaitons seulement le revoir au plus vite. Mais nous sommes persuadés qu?il va bien, car c?est un enfant débrouillard. » En effet, abandonné à la naissance, Yadav a longtemps vécu seul dans les rues de Bombay, en Inde. Et il y a deux ans, Aarti et Kailash, qui ont déjà deux filles, adoptent Yadav. Il est alors âgé de sept ans et vit dans un orphelinat à Bombay.

La petite famille met, l?année dernière, le cap sur Maurice avant de s?envoler, en avril dernier, pour l?Australie. Le couple souhaite offrir à leur fils une vie meilleure. Yadav s?adapte vite à sa nouvelle vie. L?enfant aime son école, aller à la librairie, mais aussi jouer dans le parc. Il demande à s?y rendre dès qu?il en a le temps.

Il aurait pu faire une fugue

Yadav, font ressortir ses parents, manifeste une réelle joie de vivre. Une déclaration qui prend à contre-pied celle d?un psychologue qui, interrogé par un journal, a estimé que l?enfant, perturbé par les récents changements survenus dans sa vie, aurait pu faire une fugue. Une perspective que refusent d?envisager les parents.

Suite à la disparition de Yadav, c?est toute la ville qui s?est mobilisée pour prêter main-forte aux parents et aux autorités dans leurs recherches. La photo de l?enfant est placardée dans tous les commerces et lieux publics. Un syndicat de chauffeurs de taxi s?est même proposé d?afficher l?avis de recherche dans leurs véhicules. « C?est le moins que l?on puisse faire. Cette famille a besoin de tout notre soutien », explique Jean-Marie, un Mauricien employé comme chauffeur de taxi à Melbourne.

À bout de force, après plus d?une semaine sans fermer l??il, Aarti s?est confiée à une chaîne de télé locale.

Le visage émacié, cette mère de famille a, dans une vidéo postée sur Internet, fait part de son désarroi : « Ramenez-moi mon fils, il est tout pour moi. Sans lui, ma vie n?est rien. » A l?heure où nous mettions sous presse, Yadav n?avait toujours pas donné signe de vie.

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