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Le pays obtient Rs 800 millions de la Commission européenne

15 avril 2008, 00:00

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«La plus grande partie de ces fonds sera utilisée pour l?infrastructure et une autre partie ira aussi à l?Empowerment Programme», affirme Rama Sithanen. Le vice-Premier ministre et ministre des Finances fait ici référence à l?octroi de 19,5 millions d?euros (environ Rs 800 millions) de la Commission européenne au pays.

Un accord de financement, à cet effet, a été signé hier à Port-Louis par Claudia Wiedey, chef de la délégation de la Commission européenne et Rama Sithanen. Ce dernier explique que la première moitié des Rs 800 millions sera reçue cette année et le reste l?année prochaine.

Le don de Rs 800 millions de la Commission européenne est fait sous le programme FLEX. «FLEX veut dire : fluctuations in export earnings. C?est un système de compensation mis sur pied par la commission afin de mitiger les effets adverses de revenus instables par rapport à l?exportation et d?assurer que des programmes clefs ne sont pas compromis par une chute des revenus du gouvernement», explique Claudia Wiedey.

«Dialogue entre tous les partenaires»</B>

Elle a aussi annoncé l?obtention, par Maurice, d?une enveloppe de 11,37 millions d?euros sous le programme FLEX pour l?année 2007. Un autre accord de financement devrait donc être signé bientôt pour ce don qui s?élève à environ Rs 450 millions.

Le FLEX complémente l?Improved Competitiveness for Equitable Development (ICED), autre programme de la Commission européenne. Les Rs 800 millions concernent le cadre du FLEX pour l?année 2006. Elles ont trait aux lourdes pertes subies par rapport aux exportations agricoles de cette année-là.

Si ce n?est pas la première fois que Maurice obtient des fonds sous le FLEX, c?est la première fois qu?un montant aussi important est alloué au pays. «L?enveloppe totale pour les pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique) pour le FLEX était de 50 millions d?euros et Maurice a obtenu pratiquement 40 % de cette enveloppe totale parce qu?elle a subi une perte de 25 % des revenus de l?exportation dans le secteur agricole, ainsi qu?une hausse du déficit budgétaire programmé de 28 %», souligne Claudia Wiedey.

Plusieurs critères doivent être satisfaits pour avoir droit à des dons sous le FLEX. Rama Sithanen explique que ces facteurs incluent notamment la stabilité macroéconomique, la gestion des fonds publics, la mise en pratique de la réforme économique et le dialogue de manière structurée entre divers partenaires. «Il y a deux secteurs dans lesquels l?Union européenne et nous-mêmes continuons à suivre le progrès : le secteur sucre et la préparation d?une politique énergétique cohérente», précise le ministre des Finances.

Il insiste aussi sur le rôle et l?impact de la réforme économique. «Ces dons constituent un témoignage vis-à-vis du progrès économique fait depuis que la réforme a été introduite en 2006», soutient Rama Sithanen.

«Une portion d?aide aussi élevée»</B>

Claudia Wiedey a, quant à elle, rappelé la nécessité des discussions sur les politiques (policy dialogue). «Nous insistons sur le policy dialogue parce que nous croyons fermement que des consultations régulières et un dialogue exhaustif entre tous les partenaires restent critiques pour le développement harmonieux et la mise en ?uvre réussie du programme de réforme économique de Maurice.»

La chef de délégation souligne, de plus, l?importance du high-level technical forum composé de Supervising Officers de différents ministères. Elle encourage des réunions régulières de ce comité avec divers partenaires.

En décembre 2007, la Commission européenne a signé un dixième Fonds économique de développement (FED) et ainsi approuvé le déboursement de 85 % de 43,5 millions d?euros, soit environ Rs 1,7 milliard, de support budgétaire pour la réforme économique, identifié pour Maurice. Ce montant couvre la période 2008-2013. «Cela, ajouté au déboursement des mesures d?accompagnement par rapport au sucre, en tant que support budgétaire, fait de Maurice l?un des rares pays où la commission donne une proportion d?aide aussi élevée en termes de support budgétaire», soutient Claudia Wiedey.

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