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Le partenariat avec Madagascar va bien”
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Le partenariat avec Madagascar va bien”
● <B>Comment se présente la situation à Madagascar depuis votre arrivée ? </B>
Madagascar revient de loin, après les jours sombres de 2002. Nous constatons un regain d’activité autour de nous – à travers l’augmentation et l’amélioration du réseau routier, le boum dans les travaux, la liste toujours croissante de projets financés par les bailleurs de fonds, et l’intérêt grandissant manifesté par les touristes étrangers, les hommes d’affaires et les investisseurs. Mais le changement soulève presque toujours des problèmes et des difficultés. Ce que certains voient comme défis et opportunités, sont perçus par d’autres comme menaces et dangers. Le changement peut être douloureux et importun. Il faut que Madagascar change s’il veut aller de l’avant. Elle doit se développer et créer des emplois pour avoir une prospérité grandissante pour son peuple qui a enduré tant de souffrances.
● <B>La Grande-Bretagne a-t-elle un rôle à jouer dans ce changement ?</B>
Des compagnies et des Organisations non gouvernementales (ONG) britanniques jouent un rôle de plus en plus important dans ce processus, avec des projets très importants. Par exemple, dans les secteurs pétrolier et minier, dans la protection des ressources marines, dans la protection des animaux, des reptiles et des plantes rares en danger, de ce qui reste des forêts malgaches, et enfin dans l’approvisionnement en eau potable. Le partenariat avec Madagascar va bien.
● <B>Pouvez-vous faire un tour d’horizon de la présence britannique à Madagascar ?</B>
La British geological survey qui est une compagnie britannique de recherche géologique, entame un contrat de trois ans en vue de produire une cartographie aérienne du Nord de Madagascar. Ceci, dans le but d’identifier les dépôts miniers à exploiter. Le Conseil d’administration de Rio Tinto, le géant anglo-australien, est censé donner son accord vers la fin de cette année pour un investissement de 500 millions de dollars américains dans l’exploitation du gisement d’ilménite près de Tolagnaro. De même, deux compagnies pétrolières ayant leur siège à Londres, Vuna et Sterling, ont des projets ambitieux et coûteux dans le Nord-Ouest de Madagascar.
● <B>Pourquoi la Grande-Bretagne ferme-t-elle alors son ambassade à Madagascar ? </B>
La Grande-Bretagne continuera de jouer un rôle important dans le développement de Madagascar à travers notre statut d’Etat membre de l’Union européenne et des institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement. La fermeture de notre ambassade n’entamera en aucune façon notre engagement total à soutenir la continuité de nos relations avec Madagascar.
● <B>Qu’en sera-t-il des relations diplomatiques entre les deux pays ?</B>
Quand l’ambassade fermera à la fin du mois d’août, la responsabilité des affaires consulaires passera à un consul honoraire, résidant à Antananarivo, et celle des relations bilatérales au haut commissaire britannique à Port-Louis. La récente réouverture, au moment opportun, de l’ambassade malgache à Londres contribuera à ce que les relations entre Madagascar et la Grande-Bretagne continuent de s’élargir et de se raffermir.
<B>Quels souvenirs gardez-vous de Madagascar?</B>
J’ai des souvenirs en technicolor de l’inauguration d’une école à Ampasimanjeva, à six heures de route de Fianarantsoa, juste au nord de Manakara. Et au début de cette année, j’ai aussi inauguré un pont en béton sur une rivière près de Betafo, au beau milieu d’un violent orage qui détruisit le chapiteau abritant la réception, emporta la collation, court-circuita la sono et nous laissa, mes collègues et moi, trempés jusqu’aux os, et entièrement maculés de boue.
<I>L’express de Madagascar</I>
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